In English:
Bishop Hilarion of Vienna and Austria: Comments on Cardinal Walter Kasper’s interview to “Our Sunday Visitor” magazine
The Moscow Patriarchate representative in Brussels expresses solidarity with the Serbian Church
En français:
Communiqué du Saint-Synode de l’Eglise orthodoxe serbe au sujet du Kosovo et de la Métochie
Mgr Artémie de Raska: L’Eglise serbe ne reconnaîtra pas l’indépendance du Kosovo si elle est proclamée unilatéralement
Auf Deutsch:
Österreich und Russland im Dialog: Über die Religion (III)
Bishop Hilarion of Vienna and Austria: Comments on Cardinal Walter Kasper’s interview to “Our Sunday Visitor” magazine
I do not share the optimism of Cardinal Walter Kasper concerning the Ravenna document and consider his statement about this document as a «real breakthrough in Orthodox-Catholic dialogue» unjustified premature.
First of all, the Russian and the Bulgarian Churches, as well as the Orthodox Church in America were absent in Ravenna. The total membership of these three Orthodox Churches exceeds the membership of all other Orthodox Churches taken together. Consequently, Ravenna document cannot be regarded as an agreement between the Catholics and the Orthodox. As it stands now, it is an agreement between representatives of the Roman Catholic Church and representatives of some, but by no means all Orthodox Churches.
Secondly, it is unlikely that the Ravenna statements about the universal primacy will be accepted by the Orthodox conscience, not only in those Churches which were not represented in Ravenna, but also in those that were represented. As Cardinal Kasper appropriately notes, “we need a reception process not only on the level of our hierarchies but also on the level of our faithful.” I doubt whether the process of evaluation of the Ravenna document in the Orthodox Churches on the level of both the hierarchy and the faithful will lead to its reception and approval.
From Cardinal Kasper’s interview it does not follow that as a result of the dialogue the Roman Catholic Church may reconsider its own position on primacy on the universal level. On the contrary, the Cardinal states that in case of the re-establishment of the Eucharistic communion between the Catholics and the Orthodox “a new form of the exercise of the primacy needs to be found for the Orthodox Churches.”
What kind of “new form” is His Eminence referring to? The one that already exists in those Eastern Churches which are in communion with Rome. The Cardinal reminds us that in the Catholic Church there are already two Codes of Canon Law, one for the Latin rite, and another for the Eastern rite: “according to these Codes of Canon Law, primacy is exercised in a different way in the Latin Church and in the Eastern Churches.”
In other words, we are once more offered a possibility of accepting a Uniate view of the primacy of the Bishop of Rome. If the “breakthrough” consists in this, then I am afraid such a breakthrough will not inspire the Orthodox, who regard Uniatism as contradicting their ecclesiological self-understanding and as betrayal of Orthodoxy. In Balamand in 1993 both the Catholics and the Orthodox concluded that Uniatism is not a model of church unity. And now 15 years later the Chairman of the Council for Promoting Christian Unity invites the Orthodox to accept the Uniate understanding of the primacy of the Bishop of Rome.
I would like to reiterate that good and constructive relations between the Catholics and the Orthodox are crucial for the present and future of Christianity. We need a type of relationship based on the understanding of the fact that we are allies, not adversaries, that we have a common missionary task and face common challenges, to which we can respond together.
However, we do not need another Union. We need strategic partnership which will exclude all forms of proselytism. We also need to continue theological dialogue, not in order to transform the Orthodox into Uniates, but in order to clarify the points of disagreement between the Catholic and the Orthodox ecclesiology.
The Moscow Patriarchate representative in Brussels expresses solidarity with the Serbian Church
Bishop Hilarion of Vienna and Austria, who represents the Russian Church at European international organizations, has said he hopes the Orthodox residents of Kosovo "to face continuing sufferings with courage and patience."
"I would like to hope that those priceless monuments of ancient Christian architecture that are still standing on the land of Kosovo will survive and be preserved for future generations," he told Interfax-Religion on Monday 18 February.
"The destruction of an over-1000-year Christian civilization is happening in Kosovo right before our eyes with support of the United States and their allies," he said.
"Old churches, priceless monuments of Christian culture, are vanishing from the surface of the globe. Tens of thousands of Serbs have left their homeland, which now seems to have finally got into the hands of new masters. And for them monuments of the Christian civilization are just a nuisance reminding of the past," the bishop said.
The declaration of the independence of Kosovo "is another element in the chain of global geopolitical changes which started in the 1990s with the collapse of the Soviet Union and subsequently of socialist Yugoslavia," he said.
Source: Interfax
Communiqué du Saint-Synode de l’Eglise orthodoxe serbe au sujet du Kosovo et de la Métochie
Lors de sa réunion extraordinaire tenue au Patriarcat, le 17 février 2008, le Saint-Synode l’Eglise orthodoxe serbe a publié le communiqué suivant sur les derniers événements au Kosovo et à la Métochie, à l’attention de l’opinion publique nationale et internationale:
"Tout comme les innombrables fois auparavant, l’Église orthodoxe serbe déclare, une fois de plus aujourd’hui, que le Kosovo et la Métochie ont été et doivent rester partie intégrante de la Serbie, conformément à la charte des Nations Unies, la résolution 1244 du Conseil de sécurité, ainsi que le respect de toutes les conventions internationales sur les droits de l’homme, les droits des peuples et sur l’inviolabilité des frontières internationalement reconnues.
Toute autre solution représente une violation de la justice de Dieu et de la justice humaine, un acte de violence avec des répercussions à long terme, tant pour les Balkans que pour l’Europe tout entière.
Toutes les conventions internationalement reconnues et ratifiées, qui n’ont pas été révoquées jusqu’à présent, et cela depuis l’accord conclu en 1913, les résolutions internationales de 1918 et de 1945, jusqu’à la résolution 1244 en 1999 adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies, jusqu’à l’acceptation récente de l’adhésion de la Serbie, dans son intégralité territoriale, à l’ONU, confirment que l’exclusion (l’aliénation) du Kosovo et de la Métochie de la Serbie représente une forme de violence égale à celle de la période de l’occupation et de la tyrannie, dont nous espérions définitivement appartenir au passé de l’Europe et du monde.
Dans les fait, cela signifie accorder une nouvelle légitimité à des siècles de violence ottomane avec son impact sur l’ensemble de la région, ainsi que le remise en oeuvre de la solution fasciste (celle de Hitler et de Mussolini) pour la question du Kosovo lorsque pendant la Seconde guerre mondiale le Kosovo et la Métochie ont été annexés à ce qu’on appelle la Grande Albanie, alors que des milliers de chrétiens orthodoxes serbes ont été expulsés de leurs maisons séculaires, tout comme en 1999, avec l’objectif qu’ils ne puissent plus jamais y retourner.
Nous sommes profondément consternés par le fait que, selon les mots d’un ambassadeur américain, la Serbie et le Monténégro ont été bombardés en vue de la reconnaissance par les gouvernements des Etats-Unis d’Amérique, la Grande-Bretagne, Allemagne, France, Italie et d’autres, de l’indépendance autoproclamée du Kosovo. Ainsi, la prétendue protection des droits de l’homme et des droits des minorités en utilisant des attaques à la bombe avec pour le nom de code « Ange miséricordieux », ne représente qu’une préparation pour ce piétinement final de la justice et l’arrachement du coeur de la Serbie.
Nous attendons de l’ONU et du Conseil de sécurité qu’ils s’engagent d’urgence dans la défense et la protection des droits de l’homme violés, les droits de la religion et de l’État de la République de Serbie, dans l’esprit de leur charte et la résolution 1244, ainsi que de ses obligations internationales."
Traduit du serbe pour www.orthodoxie.com
Mgr Artémie de Raska: L’Eglise serbe ne reconnaîtra pas l’indépendance du Kosovo si elle est proclamée unilatéralement
Au cours d’un voyage aux Etats-Unis, l’évêque Artémie de Raska et de Prizren, ordinaire de l’Eglise orthodoxe serbe au Kosovo, a plaidé une fois de plus pour une résolution bilatérale de la question du statut de cette province autonome de Serbie. "L’indépendance n’est pas la seule issue possible, affirme l’évêque serbe cité par Washington Times. L’Occident nous appelle à la recherche d’un compromis, mais la seule solution qui nous est proposée est la capitulation".
Il ne s’agit pas de la première visite de Mgr Artémie à Washington. Il en a effectué plusieurs auparavant pour alerter les autorités américaines de la gravité du problème du Kosovo.
En évaluant les récentes élections présidentielles en Serbie, Mgr Artémie a refusé de les considérer comme "un choix entre l’Europe ou la Russie ou bien comme un référendum sur la question du Kosovo". Selon ses paroles, le candidat perdant T. Nikolic que l’Occident considère comme pro-russe, "est promoteur du rapprochement entre la Serbie et l’Union européenne", tandis que le président élu B. Tadic "a récemment signé un important contrat énergétique avec la Russie". Dans tous les cas, les deux candidats étaient convaincus que le Kosovo doit rester une partie de la Serbie. En effet, le Kosovo a été le berceau de la culture serbe et ne peut lui être ôté de façon unilatérale et autoritaire.
Österreich und Russland im Dialog: Über die Religion (III)
Von Harald Loos und Anatoli Berditchevski
Fortsetzung von Europaica 131 und Europaica 132
Harald: Und noch etwas ist mir aufgefallen: in euren Kirchen ist der Priester oft hinter dem Ikonostas, also von den Gläubigen getrennt, während er in unseren Kirchen immer bei den Gläubigen ist.
Anatoli, mir fällt da gerade noch etwas ein. Als wir in der russischen Kirche hier in Wien waren, hast du mich mit dem Priester bekannt gemacht, mit Vater Nikolaj und seiner Frau, „Matuschka“ Jelena. Ich war da sehr verwundert, denn der katholische Priester legt das Gelöbnis der Keuschheit und der Ehelosigkeit ab, das heißt also, er darf gar nicht heiraten.
Anatoli: Ja, doch in der russisch-orthodoxen Kirche muss er sogar verheiratet sein. Möchte er jedoch eine große Karriere machen und, sagen wir, Bischof werden, so legt auch er das Gelöbnis der Ehelosigkeit ab...
Harald: Tolja, entschuldige, dass ich dich unterbreche. Aber ich habe irgendwo gelesen oder gehört, dass es in eurer Kirche zwei Gruppen von Priestern gibt: die sogenannte „weiße“ Geistlichkeit und die „schwarze“. Hängt das mit dem Gelöbnis der Ehelosigkeit zusammen?
Anatoli: Ja, richtig. Zur „schwarzen“ Geistlichkeit gehören jene Priester, die das Gelöbnis der Ehelosigkeit ablegen, zum Beispiel Mönche, Bischöfe. Zum „weißen“ Klerus gehören dagegen jene, die Familie haben dürfen.
Harald, wie du weißt, benützt die russisch-orthodoxe Kirche den Julianischen Kalender, der gegenüber dem Gregorianischen Kalender der katholischen Kirche um 13 Tage „nachgeht“. Daher fallen die Feiertage der katholischen und der orthodoxen Kirche nicht auf dasselbe Datum.
Harald: Ja, und außerdem könnt ihr in Russland das neue Jahr gleich zweimal feiern: das „neue Jahr“ in der Nacht vom 31. Dezember zum 1. Jänner und das „alte neue Jahr“ in der Nacht vom 13. zum 14. Jänner.
Anatoli: Richtig, das ist eine alte Tradition. Sag, was ist denn der höchste Feiertag der katholischen Kirche?
Harald: Das ist wohl Ostern, aber im Volk dürfte Weihnachten am populärsten sein. Wie zur Bestätigung dieser Aussage muss ich gestehen, das ich viele Weihnachtslieder kenne, aber keine Osterlieder.
Anatoli: Ich habe gehört, dass die katholische Kirche vor Weihnachten von den Gläubigen kein strenges Fasten mehr fordert. Ist das wahr?
Harald: Ja, das ist schon viele Jahre her. Jetzt dürfen die Gläubigen auch während der Fastenzeit mehr oder weniger alles essen, ins Theater und Kino gehen und auch Feste feiern.
Anatoli: Und wie wird Weihnachten bei euch begangen?
Harald: Wie ich schon gesagt habe, ist Weihnachten wohl der populärste Familienfesttag. Und man beginnt nicht selten schon im November mit der Vorbereitung der Geschenke. Die Christkindlmärkte, oder wie sie jetzt manchmal genannt werden: die Weihnachtsmärkte, öffnen schon Ende November, wie du vielleicht gesehen hast.
Anatoli: Ja, und das ist eine wunderschöne Tradition. Im Deutschen gibt es sogar den Ausdruck „Weihnachtsstress“. Vor einiger Zeit habe ich in einer Fernsehsendung sogar die Frage gehört, ob dieser Weihnachtsstress nicht schon ein bisschen sehr früh beginnt.
Harald: Ja, da hast du Recht. Es handelt sich hier um die Verkommerzialisierung von Weihnachten. In der Vorweihnachtszeit macht die Spielzeugindustrie an die 40% ihres Jahresumsatzes. Und daher ist der Handel, und nicht nur der Spielzeughandel, an einer starken und möglichst frühen Werbung für seine Waren besonders interessiert. Viele Menschen lassen sich auch davon überrollen. Denn die Werbung suggeriert ihnen, dass sie mit besonders wertvollen, das heißt, mit besonders teuren Geschenken ihre Liebe zu ihren Liebsten unter Beweis stellen. Das ist so, als könnte man sich mit einem einmaligen, aber teuren Geschenk für alles übrige freikaufen.
Und daher hört man schon ab November in allen Kaufhäusern Weihnachtslieder – und das geht nicht nur mir auf die Nerven. Aber all das hat mit Kirche und Religion nicht das Geringste zu tun: hier versucht die Werbung sich die allgemeine Weihnachtsstimmung zunutze zu machen. Und das ist wohl auch ein Aspekt unserer Kultur geworden, hoffentlich ein nicht zu schwerwiegender!
Andererseits sind die Weihnachtsfeiertage für alle, die allein und verlassen sind, eine sehr schwierige Zeit. Die Sozialdienste haben jedenfalls in diesen Tagen alle Hände voll zu tun.
Anatoli: Ich war einmal am ersten Sonntag im Dezember zu Besuch bei Bekannten und habe auf dem Tisch einen Fichtenkranz mit vier Kerzen gesehen. Was bedeutet das?
Harald: Das ist der „Adventkranz“. Advent kommt aus dem Lateinischen und heißt Ankunft. Der Kranz und die vier Kerzen symbolisieren jene vier Wochen, die noch bis zur Ankunft, das heißt bis zur Geburt Jesu Christi bleiben. Diese Zeit fällt auch mit der kirchlichen Fastenzeit zusammen. Am ersten Adventsonntag wird die erste Kerze angezündet, und am letzten brennen dann schon alle vier Kerzen.
Der Adventkranz ist bei uns zu einer lieben Tradition geworden, und man findet ihn auch in Wohnungen von Menschen, die nicht gläubig sind.
Anatoli: Dann scheint es ebenfalls eine Mischung aus religiöser und heidnischer Tradition zu sein, dass bei euch am 5. Dezember der Nikolaus und der Krampus zu den Kindern kommt?
Harald: Du hast vollkommen Recht, Tolja. Eine solche Verflechtung von Religiösem und Heidnischem findest du in all diesen Traditionen. Der gute Nikolaus bringt allen braven Kindern Süßigkeiten und legt sie ihnen in die Schuhe. Der Krampus dagegen bringt den schlimmen Kindern die Rute als eine Art Warnung, dass sie zu Weihnachten leer ausgehen werden, wenn sie sich nicht bessern. Vielleicht kommt daher auch der Ausdruck „Jemandem die Rute ins Fenster stellen“, das heißt, jemanden zu warnen, dass, falls er sein Benehmen nicht verändert, verbessert, etwas geschehen wird.
Nach: Harald Loos, Anatoli Berditchevski. Österreich und Russland im Dialog. Moskau, Flinta-Nauka, Eisenstadt, E. Weber Verlag 2004. Fortsetzung folgt.