Patriarch Alexy II of Moscow and All Russia: The Russian Church, which has several dioceses, hundreds of parishes and millions of believers on the territory of the European Union, is taking an active part in the creation of the new face of our continent. It is the task of our Church to remind Europe of its Christian roots, to resist the attack of aggressive secularism, and to defend traditional values. An active role in the realization of this noble task is fulfilled by the Representation of the Moscow Patriarchate to the European Institutions. July 25, 2008
Russian Orthodox Church representation to the European Institutions
Russian Orthodox Church
Representation to the European Institutions


Eglise Orthodoxe Russe
Représentation près les Institutions Européennes
Russian Orthodox Church representation to the European Institutions


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President Vladimir Putin Visits the Russian Orthodox Cathedral in Vienna
Russian President V. Putin visits
Orthodox Cathedral in Vienna

Russian President Visits Hungarian Orthodox Cathedral
Russian President V. Putin visits
Hungarian Orthodox Cathedral

Visit of Her Majesty Queen Paola of Belgium to the Representation of the Russian Orthodox Church to the European Institutions
Queen Paola of the Belgians
visited Church Representation
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European Commission President J.M.Barroso and Austrian Chancellor W.Schussel Meet with Religious Leaders
European Commission
President J.M.Barroso
and Austrian Chancellor
W.Schussel Meet with
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The Prime Minister of the Russian Federation M. E. Fradkov Visits the Cathedral of the Dormition of the Mother of God in Budapest
Russian Prime Minister
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The Prime Minister of the Russian Federation M. M. Kasyanov Visited the Cathedral of the Dormition of the Mother of God in Budapest
Russian Prime Minister
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Hungarian Orthodox Cathedral
   
Russian Minister of Foreign Affairs Visited the Representation of the Russian Orthodox Church to the European Institutions
Russian Foreign Minister
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Russian Foreign Minister Visited Hungarian Orthodox Cathedral
Russian Foreign Minister
visited Hungarian
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Austrian Parliament President visited Orthodox Cathedral in Vienna
Austrian Parliament President
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in Vienna

  

The Archbishop of Vienna, Cardinal Christoph Schönborn, visited the St Nicholas Cathedral in Vienna
Cardinal Christoph Schönborn
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Cathedral in Vienna
 

The Primate of the Evangelical Lutheran Church of Finland Visited the Representation of the Russian Orthodox Church to the European Institutions
Archbishop of Finland visited
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Consecration of the Patriarchal Church of the Holy Trinity and Premises of the Representation of the Russian Orthodox Church to the European Institutions in Brussels
Consecration of the
Holy Trinity Church in Brussels

Archbishop of Salzburg visited Russian Orthodox Cathedral in Vienna
Archbishop of Salzburg
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Metropolitan Kirill visited Hungary
Metropolitan Kirill
visited Hungary

Metropolitan Kirill of Smolensk and Kaliningrad Visits the Diocese of Vienna and Austria
Metropolitan Kirill 
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No 40 (May 02, 2004)

En français:
Problèmes entre Athènes et Constantinople
Réunion de la Commission russo-iranienne sur le dialogue entre l’Islam et l’Orthodoxie à Moscou
La visite du métropolite Cyrille de Smolensk et de Kaliningrad dans les Émirats Arabes Unis

In English:
Patriarch Bartholomew of Constantinople Broke Eucharistic Communion with Archbishop Christodoulos of Athens
Final document of the 2nd Interreligious Peace Forum

Auf Deutsch:
Bischof Hilarion von Wien und Österreich: Neues Leben hinter alten Mauern

 
Problèmes entre Athènes et Constantinople

Le 30 avril, la veille de l’entrée de dix nouveaux pays de l’Europe orientale et méridionale dans l’Union Européenne, le patriarche Bartholomé de Constantinople a convoqué à Phanar le Synode élargi pour exprimer la position du Patriarcat sur le conflit qui a éclaté entre lui et l’Archevêque Christodoulos d’Athènes.

Les difficultés entre les deux Églises commencèrent à la mort du métropolite Panteleimon de Thessalonique (1925-2003). Selon l’accord de 1928, conclu entre Constantinople et Athènes, les métropoles de ce qu’on appelle les Nouveaux Territoires (la Thrace) font au plan canonique partie du Patriarcat de Constantinople, mais administrativement relèvent de l’Église de Grèce. Cela est lié au fait que les Nouveaux Territoires ont été annexés à la Grèce après la première guerre mondiale par les traités de Sèvres (1919) et de Neuilly (1920), c’est-à-dire bien plus tard que la proclamation de l’autocéphalie de l’Église de Grèce. La plupart des Grecs considère cependant ces territoires comme partie de l’Église de Grèce dont les frontières sont logiquement assimilées à ceux de la République grecque. En plus, d’aucuns redoutent que par le biais du Patriarche de Constantinople ce soit l’État turc lui-même qui s’immisce dans les affaires internes des territoires grecs soumis au plan ecclésiastique à Constantinople.

Après plusieurs mois de tergiversations, le Synode de l’Église de Grèce a décidé lundi 26 avril de se réunir afin de mettre fin à la vacance des chaires de Thrace sans l’accord du Patriarche de Constantinople. Le métropolite Anthime (Roussos) d’Alexandroupolis a été élu à la chaire de Thessalonique. L’archimandrite Chrysostome (Avagianos) a été nommé métropolite d’Eleuthéroupolis qui se trouve également dans les Nouveaux Territoires. Il a été ordonné évêque mercredi dernier à la cathédrale d’Athènes en absence de nombreux métropolites. L’archimandrite Paul (Papalexiou) a été élu métropolite de Cozane, troisième métropole qui relève du Patriarcat de Constantinople.

En réponse aux actes de l’Église de Grèce, le Synode élargi extraordinaire du Patriarcat de Constantinople, présidé par le patriarche Bartholomée, a décidé:

1. de porter illicite l’élection des métropolites de Thessalonique, d’Eleuthéroupolis et de Cozane;

2. de suspendre la communion eucharistique et administrative avec l’archevêque Christodoulos d’Athènes, en supprimant son nom des dyptiques de l’Église de Constantinople et en lui défendant d’avoir des contacts avec les clercs et les moines du Patriarcat;

3. de recommander aux évêques élus contre les canons de ne pas entrer en possession de leurs diocèses; autrement, la communion serait rompue avec eux également;

4. de demander le Gouvernement grec de ne pas publie l’édit du Président, afin de ne pas contribuer à la transgression de l’ordre canonique;

5. d’exprimer le mécontentement et le chagrin à l’égard de ceux qui ont pris part à l’ordination des évêques illicitement élus et

6. d’avertir qu’au cas où l’anomalie canonique se poursuive le Patriarcat de Constantinople sera contraint de suspendre l’Édit patriarcal et synodal de 1928.

  
Réunion de la Commission russo-iranienne sur le dialogue entre l’Islam et l’Orthodoxie à Moscou

Du 26 au 29 avril 2004 le Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou a organisé à Moscou la quatrième réunion de la Commission russo-iranienne sur le dialogue entre l’Islam et l’Orthodoxie. La délégation des théologiens de la République islamique de l’Iran a été présidée par l’ayatollah Mahmoud Muhammadi Iraqi. La délégation du Patriarcat de Moscou était dirigée par l’évêque Théophane de Stavropol.

Le sujet de cette réunion a été l’attitude des deux grandes religions, du christianisme et de l’islam, envers la mondialisation du point de vue de l’éthique et de la culture religieuses. Il a été souligné par les intervenants que les processus de mondialisation poussent les croyants à se poser de nombreuses questions. En répondant aux défis de la mondialisation, les dirigeants religieux doivent instaurer un dialogue respectueux et dans l’égalité entre les religions, les cultures et les civilisations sur les plans national, régional et international. Il est particulièrement important de joindre les efforts dans certains domaines telles que l’élaboration du droit international, la résolutions des conflits, l’étude objective des divers modèles des rapports entre la religion, la société et l’État.

  
La visite du métropolite Cyrille de Smolensk et de Kaliningrad dans les Émirats Arabes Unis

Le métropolite Cyrille de Smolensk et de Kaliningrad, président du Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, s’est rendu dans les Émirats Arabes Unis avec une visite officielle du 20 au 25 avril 2004.

Le 21 avril le métropolite a été reçu à Dubaï par le dirigent de l’émirat Chardja le sultan Ben-Muhammed al-Khasémi. Au cours de la conversation le sultan a assuré son hôte du respect dont jouissent les chrétiens dans son pays. Le métropolite Kirill a proposé à son tour le soutien de l’Église orthodoxe russe dans le développement du dialogue entre le christianisme et l’islam. Il a été également décidé de la construction d’une église orthodoxe sur le territoire de l’émirat où habitent des ressortissants de Russie, qu’on évalue à 8 000 personnes, et des autres pays de la CEI. Les deux interlocuteurs ont souligné également la nécessité de coordonner leurs actions lorsqu’il s’agit de contribuer à l’apaisement des conflits mondiaux et ont unanimement condamné la motivation religieuse des attentats en Russie et ailleurs dans le monde.

Le 23 avril le métropolite Kirill a célébré la divine liturgie à Abu-Dhabi dans l’église Saint-Nicolas du Patriarcat d’Antioche.

   
Patriarch Bartholomew of Constantinople Broke Eucharistic Communion with Archbishop Christodoulos of Athens

On 30 April 2004 Patriarch Bartholomew I of Constantinople announced the breach of the eucharistic communion with Archbishop Christodoulos, Primate of the Church of Greece. This unprecedented decision came as a result of a lengthy dispute between the two Churches over control of dioceses in northern Greece. The spat flared after 26 April, when the Synod of the Church of Greece under Archbishop Christodoulos elected three metropolitans, including the Metropolitan of Thessaloniki, without seeking approval from Constantinople.

The Patriarch’s decision to break eucharistic communion with the Archbishop was approved by the meeting of the Extended Holy Synod of the Patriarchate of Constantinople, consisting of 41 bishops. Commenting on the meeting’s results in his open letter to the Greek nation, Patriarch Bartholomew said: ‘We have exhausted all our efforts for peace and unity. Today we have taken this unanimous decision with pain in our souls… We cannot communicate with a brother who only in words respects the Mother Church… The Mother Church gave the Church of Greece... its house to look after, and now it is stated that the house should belong to him because many years have passed’.

In his turn, Archbishop Christodoulos described the Patriarch’s decision as unjust. ‘Our actions have been in accordance with 75 years of peaceful practice – nothing more, nothing less,’ he said. ‘Despite my personal bitterness... the Church of Greece will continue to support the Ecumenical Patriarchate just as it always has.

The Synod in Constantinople warned the three newly-elected Metropolitans that Eucharistic communion will be broken with them also if they assume their duties.

The Synod went even further by threatening to abolish a 1928 agreement with Greece and the Church of Greece and take direct control of the disputed diocese. This effectively means that the very idea of autocephaly of the Church of Greece may eventually be put into question.


Final document of the 2nd Interreligious Peace Forum

Moscow, March 23, 2004

It is for the second time that senior religious leaders from the countries of the Commonwealth of Independent States hold their summit. Many dramatic events took place for four years, which have passed since the 1st Interreligious Peace Forum. They put coexistence of the followers of traditional religions at serious trial. The world is facing a real danger of global confrontation provoked by economic, political and social motives, which exacerbate religious and cultural differences. In this situation a common peace position of the leaders of major religious traditions elaborated through the dialogue among religions is becoming an important factor, which deters the clash of civilizations.

There were no religious wars in our region of the world, but a unique experience of harmonious coexistence of religions and cultures has been accumulated. Interreligious relations in the most Commonwealth countries are close to optimum. This is confirmed by the agreed response of the senior religious leaders to topical events, by many regular common undertakings and by the establishment of permanent interreligious structures.

It is gratifying to see that many positive changes have occurred in the relations between the State and religions during recent years, and our religious communities no longer confront the problem of elementary survival. However, new challenges replaced militant atheism, such as radical secularism, aggressive proselytism, interethnic enmity, and terrorism.

The participants of the Forum are concerned about enmity towards traditional religions and their followers instigated by certain mass media.

We testify that genuine believers would never embark on the path of terror. We are convinced that those, who deliberately became terrorists, have renounced their faith. We state with grief that their consciousness, clouded by mad ideas, is closed to the arguments of reason, and the only language they understand is the language of force. Traditional religious organizations exert all possible efforts for holding the spreading of terror and blasphemous use of religious symbols by terrorists. Also, we offer our assistance and support to the governments of our countries in the struggle against this evil.

Religions have a considerable peace potential, particularly in the sphere of interethnic relations. Where tension remains or open conflict is going on, representatives of religions traditional for the majority of people involved in these conflicts, must undertake decisive and urgent common peace actions. Where blood is shed or a direct threat of using force exists, our cooperation should be particularly effective, being aimed at the soonest peaceful and just solution of the problems.

Human hearts become hardened from year to year as a consequence of moral crisis and oblivion of moral standards commanded by God. Temptations and vices of the new century vigorously propagated as a certain standard of human life exert destructive influence on human souls and turn people into consumers of goods and services.

The relations among major cultural and religious traditions are complicated by the attempts to standardize them and to impose on people a similar way of life, one type of social structure and one civilizational model. All this provokes conflicts and gives breeding ground to extremist mood. We are convinced that it will be possible to avoid fatal contradictions only when the right of modern civilization to be multistructured is recognized.

All Commonwealth countries are in the process of religious revival at present. The most part of their citizens consider themselves believers. Religion is regaining its proper place in the life of society and is actively involved in different spheres of its activity. Partnership of religious communities with the State and society is being built up in social work, education of young people, preservation and development of traditional culture and care for public morality.

The participants in the Forum are convinced that religion can and will play a uniting and conciliatory role in the Commonwealth space and promote cooperation and contacts among our countries and people. We believe that our common work will help overcome interethnic enmity and to avert the danger of terrorism, extremism, loss of freedom and independence from our fellow citizens.

We call upon Christians, Moslems, Jews, Buddhists and all people to keep peace and accord among them and to work together for the good of our countries.

  
Neues Leben hinter alten Mauern: Die Bedeutung der Klöster im Leben des heutigen Russland

Bischof Hilarion von Wien und Österreich

Das Mönchtum ist seinem Grundgedanken nach ein Gleichwerden mit der Lebensgestaltung Christi. Der Christus des Evangeliums steht vor uns als das Ideal eines vollkommenen Mönches: Er ist unverheiratet, frei von verwandtschaftlichen Bindungen, er hat kein Dach über dem Kopf, ist auf der Wanderung, lebt in freiwilliger Armut, fastet und verbringt die Nächte im Gebet. Das Mönchtum ist das Bestreben, diesem Ideal möglichst nahe zu kommen, das Streben nach Heiligkeit, die Hinwendung zu Gott, der Verzicht auf alles, was an die Erde bindet und den Aufstieg zum Himmel behindert.

»Ein Leben nach dem Evangelium«

Das griechische Wort »monachos« bedeutet abgesondert«. In Russland hießen die Mönche und Nonnen »inoki« bzw. »inokiny« abgeleitet vom Wort ein »andersartiger«, ein »anderer«. Mönchsein bedeutet ein ungewöhnliches, ein ausschließliches Leben, zu welchem nicht viele berufen sind: Ein Leben, das gänzlich und restlos Gott gewidmet ist. Die monastische Abkehr von der Welt ist keine Abscheu vor der Schönheit der Welt und vor der Freude des Lebens, sondern Verzicht auf Leidenschaften und Sünde, auf fleischlichen Genuss und Begierden, auf alles, was nach dem Sündenfall ins Leben getreten ist. Das Ziel des Mönchtums ist die Rückkehr zum ur sprünglichen Zustand der Reinheit und Sündlosigkeit, die Adam und Eva im Paradies besaßen. Die Kirchenväter bezeichneten das Mönchtum als »das Leben nach dem Evangelium« und als »wahre Philosophie«. So wie die Philosophen die Vollkommenheit auf dem Wege der intellektuellen Erkenntnis anstrebten, so sucht der Mönch die Vollkommenheit auf dem Wege der geistlichen Anstrengung und in der Nachfolge Jesu Christi.

Das Evangelium überliefert uns die Worte Christi: »Willst du vollkommen sein, so geh hin, verkaufe, was du hast, und gib's den Armen, so wirst du einen Schatz im Himmel haben; und komm und folge mir nach!« (Matthäus 19,21) und »Will mir jemand nachfolgen, der verleugne sich selbst und nehme sein Kreuz auf sich und folge mir. Denn wer sein Leben erhalten will, der wird's verlieren; wer aber sein Leben verliert um meinetwillen, der wird's finden« (Matthäus 16,24 f.). Christus sagt auch: »Wer Vater oder Mutter mehr liebt als mich, der ist meiner nicht wert; und wer Sohn oder Tochter mehr liebt als mich, der ist meiner nicht wert« (Matthäus 10,37). In diesen Worten des Erlösers steckt die ganze »Philosophie« des Mönchtums. Das Mönchtum ist für die bestimmt, die vollkommen sein wollen, die Christus nachfolgen und ihre Seele für ihn hingeben wollen, für die, die einen Schatz im Himmel erwerben wollen.

Es gibt drei grundlegende Mönchsgelübde: Gehorsam, Uneigennützigkeit und Keuschheit. Gehorsam besteht im freiwilligen Verzicht auf den eigenen Willen vor Gott, vor den Ältesten, vor jedem Menschen. Der monastische Gehorsam Gott gegenüber verwirklicht sich im Hineinhören in seinen Willen und in seinen Plan in Bezug auf den Menschen. Dieser Gehorsam ist durchdrungen vom grenzenlosen Vertrauen zu Gott und vom Bestreben, ihm in allem ergeben zu sein. Die Uneigennützigkeit ist freiwillige Armut und der Verzicht auf jeglichen irdischen Besitz. Das bedeutet nicht, dass ein Mönch keine Dinge besitzen darf; es bedeutet aber, dass er nichts leidenschaftlich begehren darf. Durch den inneren Verzicht auf den Reichtum erwirbt er die im Evangelium gemeinte »Leichtigkeit des Geistes«, durch die er an nichts gebunden ist.

Das slawische Wort »zelomudrije« (Keuschheit) ist kein Synonym für Ehelosigkeit: Die Keuschheit wird als ganzheitliche Weisheit des Lebens verstanden; sie ist ein Leben nach den Geboten des Evangeliums, in Zurückhaltung auch gegenüber der leidenschaftlichen Befriedigung der sinnlichen Begierden, Dies ist sehr wohl auch in der Ehe notwendig. Die monastische Keuschheit, die Ehelosigkeit als eines ihrer Elemente einschließt, bedeutet die vollständige Hinwendung zu Gott, den Wunsch, jeden Schritt, jeden Gedanken, jede Regung der Seele mit dem Geist und dem Buchstaben des Evangeliums abzustimmen. Was aber die Ehelosigkeit betrifft, so ist sie im Kontext des Mönchtums ein übernatürlicher Zustand: Einsamkeit und Alleinsein sind nicht natürlich, sie sind ein Defizit. In der Ehe wird dieses Defizit durch die Vereinigung mit einem anderen Menschen überwunden. Im Mönchtum ist dieser Andere - Gott selbst.

Die Wiedergeburt des klösterlichen Lebens in Russland

Die Geschichte der orthodoxen Kirche ist mit der Geschichte des Mönchtums untrennbar verbunden. Im Laufe der Jahrhunderte waren die Klöster immer Zentren des geistigen Lebens und der Bildung. Die wundertätigen Ikonen und Heiligtümer, die sich in Klöstern befinden, zogen und ziehen bis heute Tausende von Pilgern an. Nach der Revolution von 1917 wurde den Klöstern in Russland ein vernichtender Schlag zugefügt. Im Laufe der 30er Jahre des vorigen Jahrhunderts wurden viele von ih nen vollständig zerstört und die Mönche wurden Repressalien unterworfen und erschossen. In der Zeit nach dem Zweiten Weltkrieg wurden einige Klöster wiederhergestellt, ihr Leben stand jedoch unter der strengen Kontrolle der Staatsmacht. Mitte der 80er Jahre gab es in der Russischen Orthodoxen Kirche nur 18 Klöster.
Die sozialen und politischen Veränderungen in Russland am Ende der 80er und Anfang der 90er Jahre muss-ten sich auch auf die Klöster und das Mönchtum auswirken. Die allgemeine Wiedergeburt des kirchlichen Lebens berührte die Klöster auf unmittelbarste Weise: ihre Zahl stieg unaufhörlich und am Ende des 20. Jahrhunderts überstieg sie 500 (heute: 614). Allein in Moskau wurden vier Männer- und vier Frauenklöster neu errichtet.

Im Durchschnitt leben in jedem Kloster in Russland etwa zehn Mönche bzw. Nonnen. Sie allein müssen die gewaltige Aufgabe der Wiederherstellung des monasti-schen Lebens in vollem Umfang lösen, denn sie müssen die alten Kirchen restaurieren und neue bauen, sie mit Fresken ausmalen und mit Ikonen schmücken, die Gebäude mit den Zellen für die Bruderschaft bzw. die Schwesternschaft aus den Ruinen wiederherstellen und die Wirtschaft der Klöster organisieren. Hinzu kommen täglich mehrstündige Gottesdienste morgens und abends und der Empfang der Gäste und Pilger - auch das lastet auf den Schultern der Mönche und Nonnen.

Die Wiederherstellung des klösterlichen Lebens ist von ernsthaften Problemen begleitet. Die Mehrzahl der in den letzten Jahren an die Kirche zurückgegebenen Klostergebäude war zuvor zweckentfremdet genutzt. Oft waren hier Gefängnisse, Militäreinheiten, Kinderheime, Restaurationswerkstätten oder Lager untergebracht. Es ist keine einfache Aufgabe, diesen Gebäuden ihre ursprüngliche Gestalt wiederzugeben; dazu sind gewaltige Anstrengungen und Ausgaben nötig. In den meisten Fällen müssen die Mönche das Geld selbst sammeln, sie können jedenfalls nicht auf die Unterstützung des Staates und seiner Behörden bauen. Ein eindrucksvolles Beispiel dafür ist das Solowetskij Kloster, das auf einer der Inseln im Weißen Meer im hohen Norden Russlands liegt. Während der Sowjetmacht befand sich auf dem Gelände der Insel ein Gefängnis, in dem Zehntausende von Häftlingen inhaftiert waren; viele starben als Märtyrer. Die Gebäude des Klosters wurden in einem verheerenden Zustand an die Kirche zurückgegeben. Die Mönche arbeiten schon einige Jahre an der Wiederherstellung. Um sich zu ernähren, müssen sie den Boden bearbeiten, Kühe halten und Fische fangen.

In einem besseren Zustand befinden sich die Klöster, auf deren Gelände früher Museen untergebracht waren, denn um deren Erhalt kümmerte sich der Staat. Es entstehen allerdings bei der Übergabe dieser Klöster an die Kirche oft ernsthafte Konflikte mit der Leitung der Museen. Die Lösung solcher Probleme hängt in vieler Hinsicht von der Fähigkeit des Klostervorstehers ab, gute Kontakte zur lokalen Verwaltung aufzubauen.

Es gibt aber auch Beispiele für eine fruchtbare Zusammenarbeit zwischen Klöstern und Museen. So führt zum Beispiel das kunstgeschichtliche Museum in Sergijew Po-sad, das sich auf dem Gelände der berühmten Dreifaltig-keits-Sergius-Lawra befindet, regelmäßig themenbezogene Ausstellungen der Malerei, der Buchproduktion, der Philatelie, der Ikonenmalerei und der angewandten Kunst durch. Diese stehen mit der Geschichte der christlichen Kultur in Verbindung; die Mönche der Lawra beteiligen sich aktiv an diesen Veranstaltungen. Das Wysotzkij Kloster arbeitet mit dem kunstgeschichtlichen Museum in Serpuchow zusammen. 1994 wurden dem Kloster 19 Exponate aus dem Bestand des Museums übergeben. Umgekehrt hält der Vorsteher des Klosters, Archimandrit Iosif, im Museum Vorlesungen zum Beispiel über das Thema »Die Heiligen der Russischen Orthodoxen Kirche«.

Arbeiten und Beten

In vielen Klöstern werden die Traditionen des alten Gesangs wieder belebt, und oft werden hier Konzerte mit geistlicher Musik veranstaltet. Manche Klöster haben Druckereien, in denen theologische Bücher, Werke der Kirchenväter aber auch Bücher von modernen kirchlichen Schriftstellern, Theologen und Historikern gedruckt werden. Es erscheinen hier auch Gebetbücher sowie populäre Broschüren zu kirchlichen Themen. In den Frauenklöstern hat man die alte Tradition der Goldstickerei wieder entdeckt. Die Nonnen beschäftigen sich auch mit Ikonenmalerei; sie leiten die Chöre und kümmern sich um alle, die vom Schicksal geschlagen wurden.

Traditionell eng ist die Verbindung zwischen dem Mönchtum und den Geistlichen Schulen der Russischen Orthodoxen Kirche. In der Regel werden die leitenden Positionen in den Geistlichen Seminaren - die Stellen des Rektors, des Prorektors und des Inspektors - von Mönchen bekleidet. Viele Mönche gibt es auch unter den Dozenten. Einige Seminare befinden sich in unmittelbarer Nähe der Klöster. Das hat zweifellos viele positive Seiten. Denn so haben die Studenten die Möglichkeit, die geistige Führung durch erfahrene Starzen (alte, weise Mönche) in Anspruch zu nehmen und den Gottesdienst der Mönche mitzuerleben. Auf diese Weise kommen sie unmittelbar mit der jahrhundertealten Tradition des orthodoxen Mönchtums in Kontakt und können seinen besten Ver tretern von Angesicht zu Angesicht begegnen. Einige Studenten entscheiden sich dann nach der Absolvierung des Seminars oder der Akademie für den monastischen Lebensweg.

Außerordentlich umfangreich ist die Tätigkeit der Klöster im Bereich der Barmherzigkeit und im sozial-diakonischen Dienst. Viele Klöster betreuen Straf- und Besserungsanstalten oder arbeiten in Militäreinheiten und in psychiatrischen Fürsorgeeinrichtungen. So betreuen die Mönche der Dreifaltigkeit-Sergius-Lawra die Insassen des Stadtgefängnisses. Für sie werden katechetische Gespräche durchgeführt, Sakramente gespendet und Gottesdienste gefeiert. Das Kloster der Gottesmutter von Smo-lensk und des Hlg. Sosima in der Eparchie von Wladimir befindet sich auf dem Gelände einer Militäreinheit, in der junge Menschen orthodoxen Glaubens ihren regulären Wehrdienst ableisten. Diese beteiligen sich aktiv an der Wiederherstellung der klösterlichen Gebäude. In manchen Klöstern bestehen auch kostenlose Unterkünfte und Küchen für Obdachlose und Bettler.

Eine Besonderheit der modernen russischen Klöster besteht darin, dass es in ihnen viele junge Brüder und Schwestern gibt. Selbst die Vorsteher und Vorsteherinnen der Klöster werden nicht selten aus der Schar jener ernannt, die das dreißigste Lebensjahr noch nicht vollendet haben. Ganz allgemein werden die Neuzugänge der Klöster in den letzten zehn Jahren immer jünger. Diese Entwicklung ist zwar grundsätzlich sehr erfreulich. Es entstehen daraus aber doch einige Probleme. So fehlen manchen Klöstern, die vor kurzem eröffnet wurden, erfahrene Leiter und Lehrer, die die Fürsorge für den geistigen und geistlichen Zustand der jungen Klostergemeinschaft übernehmen können. Hinzu kommt, dass sich manchmal auch geistig unreife Menschen unter den Mönchen oder Nonnen finden: Nachdem sie Ihre Mönchsweihe in früher Jugend empfangen haben, entdecken sie, dass das Mönchtum doch nicht ihre wahre Berufung ist.

Geistig erfahrene Lehrer, die nach der alten Tradition als »Starzen« bezeichnet werden, gibt es leider keinesfalls in jedem Kloster. Die Klöster, in denen solche Starzen le ben, werden darum zu Pilgerzentren: Tausende von Menschen strömen dorthin aus allen Teilen des Landes zum geistlichen Gespräch und um Trost und Erbauung zu finden. Besonders berühmt sind in der Gegenwart Seelsorger wie Archimandrit Kyrill (Pawlow) in der Dreifaltigkeit-Sergius-Lawra und Archimandrit Ioann (Krestjankin) im Pskower Höhlenkloster. Sie genießen ein außerordentlich hohes Ansehen bei den Gläubigen.

Das Hauptanliegen der Mönche war immer das Gebet. Das Mönchtum ist seinem Wesen nach inneres und verborgenes Leben. Es ist die absolute Form der Christusnachfolge, der schmale Weg, der in das Himmelreich führt. Aber der Mönch vergisst auf diesem Weg nicht die Menschen, auch wenn er sich außerhalb des Treibens der Welt befindet: In der Stille seiner Zelle betet er für die Welt. »Der Mönch ist ein Beter für die ganze Welt, und darin besteht sein Hauptwerk«, schrieb der ehrwürdige Siluan vom Athos. »Dank der Mönche verstummt das Gebet niemals auf Erden; darin liegt der Nutzen für die ganze Welt ... Der ehrwürdige Sergius hat durch Fasten und Gebet dem russischen Volk geholfen, sich vom Tatarenjoch zu befreien ... Wenn es auf der Erde keine Beter mehr gibt, dann wird die Welt untergehen ... Die Welt besteht dank der Gebete der Heiligen.«



Representation of the Russian Orthodox Church to the European Institutions

35 rue Léon Lepage, 1000 Bruxelles, Belgique
Tel: +32-484-904-038
Tel/fax: +32-2-219-62-86

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