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Russian Orthodox Church representation to the European Institutions
Russian Orthodox Church
Representation to the European Institutions

Eglise Orthodoxe Russe
Representation pres les Institutions Europeennes
Russian Orthodox Church representation to the European Institutions
Europaica Bulletin
No 33 (February 11, 2004)

En français:
Le patriarche Alexis reçut la délégation de la communauté catholique Sant’Egidio
L’Église orthodoxe russe critique le projet de la loi française interdisant le port de signes religieux visibles dans les écoles publiques
Métropolite Philarète de Minsk: L’actualité de l’ecclésiologie (II)

In English:
Bishop Hilarion of Vienna and Austria visited the USA
English materials on the Web Site of the Representation of the Russian Orthodox Church to the European Institutions (II)

Auf Deutsch:
Professor E. V. Afanasiev: Soziale und ethische Probleme der Wirtschaft im Licht der orthodoxen Traditionen

   
Le patriarche Alexis reçut la délégation de la communauté catholique Sant’Egidio

Le 28 janvier le patriarche Alexis de Moscou et de toute la Russie reçut la délégation de la communauté catholique Sant’Egidio. La délégation était présidée par Mgr Vincenzo Paglia, évêque de Terni (Italie).

Pendant la rencontre il était question des relations entre l’Église orthodoxe russe et l’Église catholique, ainsi que des perspectives de la collaboration entre la communauté Sant’Egidio et le Patriarcat de Moscou.

Mgr Paglia offrit au patriarche Alexis le recueil d’articles de la conférence internationale «Sainteté et charité dans le christianisme d’Orient et d’Occident» qui avait eu lieu à Terni en octobre 2002.

S’adressant au patriarche Alexis, Mgr Vincenzo Paglia souligna que les relations qui existent entre la communauté Sant’Egidio et l’Église orthodoxe russe, l’organisation commune des conférences et des colloques contribuent au développement de la collaboration inter-chrétienne. «Nous considérons, poursuivit Mgr Paglia, que la participation de l’Orthodoxie dans la construction de la future Europe et du monde entier est indispensable. Aujourd’hui il est nécessaire de renforcer les relations fraternelles entre les Églises d’Orient et d’Occident, afin de faire raisonner la voix du Christ dans l’univers. C’est important non seulement du point de vue ecclésial, mais également pour la promotion de la paix et de la concorde entre les peuples. Pour cette raison je considère que les contactes qui existent entre nous est le don du Ciel, qui nous est offert pour notre enrichissement mutuel et pour que nous puissions répondre aux défis du monde contemporain, tels que le sécularisme, les conflits, la haine, les divisions et le prosélytisme».

L’année dernière l’évêque Paglia et la délégation de la communauté Sant’Egidio avaient déjà rencontré le patriarche Alexis et lui ont transmis les reliques de saint Valentin d’Interamo, martyr du III siècle et patron de la ville de Terni. Les reliques étaient offertes au patriarche en signe de l’amitié entre le diocèse de Terni et la communauté Sant’Egidio et l’Église orthodoxe russe.

   
L’Église orthodoxe russe critique le projet de la loi française interdisant le port de signes religieux visibles dans les écoles publiques

L’Église orthodoxe russe est réticente à l’égard du rapport de la commission Stasi au sujet du port des signes religieux (foulard musulman, kippa juive, croix de grandes dimensions) dans les écoles publiques. «Tout cela rappelle le système soviétique qui interdisait de porter des croix dans les écoles et n’autorisait que le port de cravates rouges», dit dans l’interview à Interfax le prêtre Vsevolod Tchaplin, le vice-président du Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou. Selon lui, le désir d’interdire les signes religieux dans les écoles témoignent de la crise du sécularisme: «Lorsque ceux qui désirent reléguer la religion dans un ghetto en viennent à bout de leurs arguments philosophiques contre le droit des hommes à confesser ouvertement leur foi, ils ont recourent à la méthode d’interdiction».

Le père Vsevolod Tchaplin considère, d’ailleurs, que le sécularisme est également une religion qui adore l’homme comme le centre de la création. «On ne comprend pas pourquoi les fidèles de cette religion de liberté et de laïcité ont droit de porter leurs signes, telles que la cravate ou la cosmétique, tandis que les autres soient dépourvus de cette possibilité». Il souligne que «dans ce système il n’y a ni d’égalité ni de pluralisme véritable, mais la dictature d’une idéologie». En conclusion, le représentant de l’Église orthodoxe russe a exprimé la solidarité avec les responsables religieux européens et du monde entier qui se sont opposés contre une telle législation.

   
Métropolite Philarète de Minsk: L’actualité de l’ecclésiologie

Discours à l’ouverture de la conférence théologique de l’Église orthodoxe russe sur le sujet: «Doctrine orthodoxe de l’Église» (suite et fin)

Les aspects de l’ecclésiologie

Comment l’Église, dont le chef est le Christ lui-même, accomplit sa mission salvifique dans le monde? La réponse à cette question est donnée par ce domaine de l’ecclésiologie qui fournit une explication théologique des divers aspects non seulement de la pratique ecclésiale, mais également de l’essence même de l’Église.

1. L’aspect liturgique

Il concerne les sacrements et les actes sacrés accomplis par l’Église. Ils ne doivent pas être considérés de manière abstraite et scholastique, mais comme les cycles de la vie sacramentelle de l’Église: entrée dans la communauté ecclésiale, l’Eucharistie, en tant que manifestation de la nature conciliaire et divino-humaine de l’Église, le rythme liturgique journalier, hebdomadaire et annuel. L’ecclésiologie fait ressortir le sens théologique de la liturgie aussi bien communautaire que privée, en attirant l’attention sur son caractère catholique et panecclésial.

2. L’aspect canonique

Il s’agit ici de l’approche théologique de la tradition canonique de l’Église orthodoxe. Ce n’est que grâce à l’ecclésiologie, que nous pourrons résoudre les problèmes actuels de l’organisation ecclésiale et de la régulation canonique aussi bien sur le plan local que panorthodoxe.

Il est connu que certains canons ont été adoptés dans un passé assez lointain et dans des circonstances historiques différentes. Cependant, nous ressentons le besoin d’organiser notre vie ecclésiale sur des fondements canoniques solides. Pour cette raison, il est indispensable actuellement de commencer à travailler sérieusement sur la création d’un code de droit canonique panorthodoxe. Il est évident, pourtant, qu’un tel travail doit être précédé de la réflexion théologique sur la nature et la fonction même des canons de l’Église. Or, c’est la tâche de l’ecclésiologie.

3. L’aspect éthique et ascétique

Lorsque la théologie réfléchit sur ses devoirs missionnaires, elle rencontre de nombreux problèmes. En voici quelques-uns.

L’ecclésiologie doit comparer, lier entre elles et, là où il le faut, délimiter les différentes formes de l’ecclésialité. D’une part, il y a l’ascèse individuelle et une spiritualité personnelle, d’autre part, il existe la liturgie conciliaire, la communion des fidèles à Dieu dans l’Eucharistie.

Les efforts spirituels du chrétien dirigés à aligner sa volonté pécheresse sur celle de Dieu doivent être accompagnés de la participation aux sacrements de l’Église, dans lesquels la grâce de l’Esprit-Saint lui est accordée. Sans la grâce divine il n’est possible ni de faire le bien, ni d’être transfiguré selon l’image du Seigneur Jésus-Christ. Autrement dit, l’ecclésiologie doit préserver les chrétiens du renfermement dans leurs émotions religieuses individuelles. L’Église est une vie commune. Dans l’Église, tous sont impliqués dans l’amour de Dieu qui embrasse toute l’humanité. Dieu s’adresse à chaque homme personnellement, mais, en même temps, il édifie l’Église, la société des fidèles, dans laquelle chacun trouve sa place.

On pourrait pour cette raison parler d’un autre aspect de l’ecclésiologie orthodoxe: l’aspect social. Dans ce monde, l’Église est la communauté d’hommes qui sont unis entre eux non par des intérêts pragmatiques, non seulement par l’unanimité dans les opinions et les convictions, ni par le sang et la culture communs. Les chrétiens sont unis par l’expérience commune de relation avec Dieu. C’est pourquoi l’Église, en tant que communauté des disciples du Christ, est appelée à manifester au monde la possibilité et la réalité de la transfiguration aussi bien de l’homme que de la société par la puissance de la grâce divine, selon la parole du Sauveur: «Ainsi, que votre lumière resplendisse devant tous les hommes, afin que, voyant vos bonnes œuvres, ils glorifient votre Père qui est aux cieux» (Mt. 5, 16).

Hélas, les chrétiens n’accomplissent pas toujours cette mission, confiée par Dieu, autant qu’il le faudrait. Cependant, sans comprendre ce devoir, il est impossible de cerner l’essence de l’Église.

Le paradoxe de la nature de l’Église

En quoi consiste la nature de l’Église que l’on peut appeler paradoxale? Du point de vue sociologique, l’Église, en tant que communauté des chrétiens, n’est pas séparée de la société, mais en constitue une partie, car ses membres sont en même temps les membres de plein droit de la société.

Cependant, l’Église n’est pas une organisation sociale: elle est bien plus que cela. L’Église est la communion des hommes dont le chef est l’Homme et Dieu, notre Seigneur Jésus-Christ qui est toujours présent au milieu de ses fidèles. «Là où deux ou trois sont rassemblés en mon nom, je suis parmi eux» (Mt. 18, 20). Ainsi que: «Je suis avec vous jusqu’à la fin des siècles» (Mt. 28, 20).

L’Église vit et agit dans le monde et la société, mais elle possède son propre idéal. Cela a été bien exprimé par le métropolite Antoine de Souroge: «On peut imaginer la construction d’une société où tous trouveraient leur place, mais la Ville de Dieu qui surgira de la ville humaine est d’une autre dimension. La ville humaine qui pourrait se développer en la Ville de Dieu doit être conçue de telle manière que son premier citoyen soit le Fils de l’homme, Jésus-Christ. Aucune ville humaine, aucune société où Dieu n’occupe pas la principale place, ne peut être la Ville de Dieu».

Ecclésiologie en tant que théologie «appliquée»

L’ecclésiologie contemporaine est appelée à exprimer la réalité polyvalente de l’Église: la théologie de son essence et son activité missionnaire, son service au monde. Nous devons éviter la pire erreur, celle de négliger les processus qui se déroulent aujourd’hui dans la société, la culture, la conscience des gens qui vivent dans le contexte de sécularisme, quelquefois agressif.

C’est pourquoi, nous avons besoin d’une ecclésiologie, pour ainsi dire, appliquée, c’est-à-dire d’une théologie de la culture, d’une théologie sociale, voire d’une théologie de l’économie. Le point de départ d’une telle approche doit être l’idée que l’histoire est faite par Dieu et les hommes.

C’est dans et à travers l’Église que Dieu agit dans le monde. Par l’incarnation de son Fils, il a pénétré dans l’existence complexe de la société humaine, sans violer la liberté de l’homme, mais en l’appelant à une profondeur spirituelle et à la prise en compte de sa dignité. L’Église terrestre est la réponse à l’appel de Dieu. L’Église est cet endroit, souvent inaperçu pour les yeux du monde, où le Créateur entre en communion direct avec les habitants de l’univers, leur accordant la grâce abondante qui transfigure l’homme et la nature qui l’entoure.

Cependant, si nous nous limitions à ces considérations générales, nous ne serions pas conséquents sur le plan théologique. Notre tâche ecclésiologique consiste également à donner une réponse aux nombreuses questions particulières qui ne peuvent être résolues que dans une perspective théologique. Il s’agit en particulier de l’édification d’une communauté ecclésiale, de la place des laïcs par rapport aux clercs, et, dans un sens plus large, de la relation entre la hiérarchie et les fidèles, tous faisant partie du même peuple de Dieu et de l’unique corps de l’Église.

Il s’agit également du statut et de la vocation ecclésiologique du monachisme et des monastères qui doivent occuper une nouvelle place dans la situation actuelle.

L’autre question est la forme de la liturgie dans les villes et à la campagne qui correspondrait mieux à la vocation pastorale et missionnaire de l’Église.

Il existe également le problème de la direction des âmes, des diverses formes de la pastorale, dirigées à renforcer la foi et la connaissance de la volonté de Dieu chez les fidèles.

Enfin, nous avons à résoudre le problème commun du dépassement du phylétisme qui est une assimilation de la communauté ecclésiale à un groupe ethnique et national. Il existe dans de nombreux pays et est la cause de bien des schismes et oppositions au sein de l’Église. <…>

Je voudrais, une fois de plus, insister sur la nécessité pour la réflexion théologique sur l’Église d’être orientée sur la résolution des problèmes concrets et quotidiens de la vie ecclésiale et, tout spécialement, des conflits qui ont lieu dans nos milieux. L’importance de chaque système théologique consiste en sa vivacité, en sa capacité de fournir des réponses aux questionnements du siècle, partant des lois éternelles et immuables de l’univers et de l’homme. C’est le devoir de la théologie ecclésiale.

L’élaboration de l’ecclésiologie est une tâche panorthodoxe

<…> L’élaboration de l’ecclésiologie orthodoxe contemporaine, fondée sur la fidélité à la tradition, mais en même temps orientée à la mission de l’Église dans le monde, est inconcevable dans les limites d’une seule Église locale. C’est une tâche panorthodoxe.

Son caractère universel devient plus évident si l’on prend en compte qu’à cause des cataclysmes historiques et des migrations massives il existe désormais des communautés orthodoxes dans le monde entier, bien loin des frontières des Églises locales. Ces communautés vivent dans des conditions socio-politiques et culturelles diverses, elles appartiennent à des juridictions différentes, mais demeurent en même temps les parties de l’Église orthodoxe catholique. L’ecclésiologie doit prendre en considération cette nouvelle dimension de la présence orthodoxe dans le monde. Elle doit mettre l’accent sur l’unité de l’Orthodoxie universelle.

Face aux processus de mondialisation, d’uniformisation de la culture et de conflits religieux, l’Orthodoxie universelle doit se consolider. Les Églises orthodoxes doivent renouer avec la tradition des consultations permanentes dans les questions aussi bien théologiques que pratiques. Il faut revenir à la préparation du concile panorthodoxe, quels que soient le lieu et la date où il pourrait se tenir…

Traduit du russe par le hiérodiacre Alexandre (Siniakov)

   
Bishop Hilarion of Vienna and Austria visited the USA

From 28 January to 6 February 2004 Bishop Hilarion of Vienna and Austria, Representative of the Russian Orthodox Church to the European Institutions, visited the USA at the invitation of the Orthodox Church in America and the Antiochian Orthodox Christian Archdiocese of North America.

On January 29 Bishop Hilarion met with the ecumenical officer of the Orthodox Church in America Archpriest Leonid Kishkovsky and Professor of St Vladimir’s Theological Seminary in New York P. Bouteneff.

On 30 January, at the Feast of the Three Holy Hierarchs, patrons of St Vladimir’s Theological Seminary, His Beatitude Metropolitan Herman of All America and Canada invited Bishop Hilarion to concelebrate with him at the Divine Liturgy. During the course of the Liturgy, Bishop Hilarion delivered a sermon on the Three Holy Hierarchs (the text of the sermon is printed below). At the end of the service His Beatitude Metropolitan Herman greeted Bishop Hilarion, having specifically mentioned his work for promoting Christian values in Europe. Bishop Hilarion was also greeted by the Dean of the Seminary Professor John Ericson.

On 1 February Bishop Hilarion visited the St Nicholas Russian Orthodox Cathedral, where he concelebrated the Divine Liturgy with His Grace Bishop Mercury of Zaraysk. During the Liturgy Bishop Hilarion preached a homily on the Publican and the Pharisee.

On the same day Bishop Hilarion met with the Chancellor of the Orthodox Church in America Protopresbyter Robert Kondratik.

From 2-6 February Bishop Hilarion, at the invitation of His Grace Basil, Auxiliary Bishop of the Antiochian Orthodox Christian Archdiocese of North America, visited Wichita (Kansas), where he led a clergy retreat dedicated to the life and spirituality of St Isaac the Syrian. More than 60 priests and deacons from fourteen states (Arkansas, Colorado, Iowa, Kansas, Louisiana, Mississippi, Nebraska, New Mexico, North Dakota, Oklahoma, South Dakota, Tennessee, Texas, Wyoming) participated in the retreat.

On 6 February Bishop Hilarion together with Bishop Basil attended the Divine Liturgy in St George Orthodox Cathedral in Wichita.

On the same day Bishop Hilarion, at the request of Bishop Basil, met with the Russian-speaking community of Wichita. The meeting, which lasted for three hours, took place in Bishop Basil’s episcopal residence.

Sermon delivered by Bishop Hilarion of Vienna and Austria during the Divine Liturgy, celebrated at the Three Hierarchs Chapel at St Vladimir’s Theological Seminary on 30 January 2004, the Feast of the Three Hierarchs, by His Beatitude Metropolitan Herman of All America and Canada

Dear brothers and sisters in Christ!

There is much in common among the three hierarchs and great ecumenical teachers whom we commemorate today: Saints Basil the Great, Gregory the Theologian and John Chrysostom. All three lived in a time when the Christian Church, after almost three centuries of persecution, received freedom and was flourishing throughout the Byzantine ‘oikoumene’. All the three were involved in contesting contemporary heresies, of which the most dangerous was Arianism, which rejected the Divinity of Jesus Christ. All the three combined serving the Church in episcopal rank with literary activity, and it is precisely their literary legacy which secured for them the paramount place that they occupy in Christian Tradition. All the three were victims of ecclesiastical intrigues, and suffered — in one way or another — from their fellow bishops: in fact, two of the three (Gregory and John) were deposed and died in exile. Their posthumous glory, however, exceeded any expectations their contemporaries might have had, and their significance for the entire Christian Church in East and West cannot be overestimated.

A particular common characteristic of the three holy hierarchs was their love for scholarship and learning. Gathered as we are today, in this place of Christian learning, in this chapel of which they are the holy patrons, it seems appropriate to remind ourselves of some features of their attitude toward scholarship. In what follows I will focus mostly on St Gregory the Theologian’s teaching on this subject.

Gregory was educated in the Academy of Athens, where he extensively studied Greek literature, poetry and philosophy. Apart from Greek authors, he also read the Christian Scriptures, as well as the writings of Origen, from whom he may have inherited the high respect for ancient Greek scholarship. Gregory’s closest friends, Basil the Great and Gregory of Nyssa, contributed considerably to the development of Greek scholarship on Christian soil. St Basil wrote a famous ‘Exhortation to Youths as to How They shall Best Profit by the Writings of Pagan Authors’, where he recommends Christian youth to use the works by ancient Greek writers, poets and philosophers for educational purposes. The same approach is exhibited by Gregory of Nyssa, who allegorically interpreted the ‘jewellery of silver and of gold’, stolen by the Jews on their departure from Egypt (Ex. 12:35-6), to be the wealth of pagan learning which Christians must borrow from the Greeks. He said that this wealth included ‘natural philosophy, geometry, astronomy, dialectic, and whatever else is sought by those outside the Church’.

The fourth-century Fathers realized that they were living at a time when the scholarly and intellectual wealth inherited from ancient Greek culture needed to be appropriated by the Christian Church. While insisting on the superiority of Christian learning over Hellenistic wisdom, they at the same time thought it necessary for Christians to accumulate everything positive that had been amassed by human civilisation outside Christianity.

In accordance with these views Gregory the Theologian promoted the idea that heathen culture and Hellenistic education do not belong to the pagans: though pagan in origin, they belong to the Christians as long as Christians are able to receive them. Not only Greek scholarship, but also world civilisation in general belongs to the Christian Church, Gregory claimed. Together with Origen and Gregory of Nyssa he was convinced that the jewellery of Egypt, which symbolizes pagan learning, must not be left by the New Israel (Christians) in the hands of Egyptians (pagans).

We may note that early Christian literature at times saw human civilisation, art and culture, as being demonic in their provenance, since they result from the fall. John Chrysostom himself wrote that ‘cities, arts, clothes and many other things... were introduced by death’. In the ‘Macarian Homilies’ we read that wise men, philosophers, writers, poets, artists, sculptors, architects and archaeologists were ‘prisoners and slaves of the evil power’ and worked under the influence of the devil.

Yet many church writers pointed to the positive aspects of human civilisation and culture. Gregory the Theologian was one of them. He argued that no nation, religion, or philosophical school can monopolise culture, science and art, because these belong to the whole of humanity. For Gregory, it is God himself who is the true creator of human civilisation, and the artists are instruments in God’s hands: ‘Language belongs not to those who invented it but rather to all who use it, and so also art and every occupation which you can imagine. In music, each string has its own sound, high or low – so also in these arts the Divine Word, Artist and Creator, appointed various inventors of various occupations and arts, giving everything to those who desire to use it, in order to unite us by the bonds of common life and friendship, and to make our life more civilised’.

Gregory the Theologian respected everything which demonstrates the power of human reason, be it humanitarian and natural sciences, rhetoric, literature, poetry, music or other arts, even the art of circus trainers, about which he spoke with great admiration. Gregory’s ideal is a man of reason, of high intellectual culture, of great erudition, who combines the true faith with knowledge in various fields and with an open attitude to the world. It is reason that makes humans alike to the divine Logos. Many of Gregory’s poetic works contain praises of reason, education, and scholarship. ‘Consider reason as the lamp of your whole life’, he says. ‘Do not think that there is anything better than education’, he writes elsewhere.

At the same time Gregory underlines that education should not be considered as an aim in itself: it is necessary in order to bring one to the knowledge of God and to contribute to one’s progress in faith. One has to study in youth in order to offer the fruits of one’s learning to the divine Spirit when one reaches maturity. This was Gregory’s own aspiration from his early years. In the twilight of his life he wrote: ‘One glory was pleasing to me, to progress in literary sciences, which are collected by East and West, and by Athens, the glory of Greece. In them I toiled much for a long time. But even these I placed before Christ, having prostrated myself, in order that they should give room to the Word of great God, which eclipses any changeable and diverse invention of the human mind’.

Thus, secular letters and the fullness of non-Christian culture withdraw into shadow when a person encounters Christ. Compared with the Divine Word, every human word is nothing but myth, tale and invention. Yet the studies of Greek philosophy, mythology, poetry and other humanitarian and natural sciences are necessary in order to bring them to Christ’s feet.

Gregory the Theologian had before his eyes many living examples of true Christian scholarship. One of them was Basil the Great, his friend and classmate, of whose erudition and learning he spoke with admiration. Praising Basil’s knowledge of rhetoric, grammar, history, poetry, philosophy, astronomy, geometry, mathematics and medicine, Gregory exclaims: ‘He was a ship loaded with scholarship insofar as human nature can possibly accumulate’. Remembering their days in the Academy of Athens, Gregory writes with nostalgia: ‘Two ways were familiar to us: the first and more precious leading us to our sacred buildings and the masters there; the second… to our secular teachers. All else—festivals, spectacles, assemblies, and banquets—we left to those with a taste for such things… Our great concern… was to be Christians and be called Christians’.

Being a defender of the Greek paideia, Gregory the Theologian was a strong opponent to any kind of ignorance and obscurantism. Resistance to learning, contempt for education and unwillingness to accumulate the richness of human culture are, according to Gregory, incompatible with Christianity. The understanding of Christianity as a semi-catacomb sect which encloses itself by thick walls of suspicion and prejudice, opposed to the outside world, is alien to Gregory. On the contrary, Christianity must be open and all-embracing enough to be able to contain within itself the achievements of human reason.

In our days there are people who say: ‘It is not necessary for a Christian to study much: the important thing is to observe the rules of the Church’. Some even claim that great learning is an obstacle to salvation and refer to the ‘ancient times’, when ‘there were bishops and priests who could neither read nor write, who were not versed in sciences, and still achieved genuine holiness’.

To this we must first of all reply that there were nevertheless other bishops and priests who could not only read and write, but who were among the most brilliantly educated people of their times: Basil the Great, Gregory the Theologian and John Chrysostom, together with many other great hierarchs and teachers, belonged to this group. Secondly, even those bishops and priests of Christian antiquity who did not know how to read or write were not necessarily uneducated: many of them studied sciences orally (which was quite widespread in those days). Thirdly, we are no longer in the fourth, the fourteenth or even the nineteenth century; we have entered the twenty-first century, where it is very unlikely that there will be any place for ignorant and half-educated clergy. Priests and lay leaders seeking to build the Church in our times, to defend it from the attacks of enemies both internal and external, must themselves be educated. Priests wishing not only to save themselves, but others as well (which is precisely the essence of priesthood), not only the ignorant and the illiterate, but also the intelligent and the educated — such priests must themselves be educated.

Our time, dear brothers and sisters, is not less challenging for the Church than the time of the fourth century, and the mission which is set before us is in no way less important than one carried out by the great hierarchs and teachers of the past. In order to face the challenges of modernity we — I now mean especially the pastors and future pastors of the Church gathered here — must be highly educated.

Dear students! Use the time which is given to you to acquire as much knowledge in different fields of scholarship as possible in order to be able to put it to Christ’s feet, when the time comes. Follow the example of the great hierarchs of the past, whose worldly erudition did not prevent them from but, on the contrary, assisted them in becoming true pillars of the Church. Follow also the example of the teachers of our times, such as Fr Alexander Schmemann and Fr John Meyendorff, whose legacy is preserved by this Seminary and who combined total dedication to serving the Church with great erudition and scholarship.

May this school be for you a true place of learning, a new Academy of Athens, in which you will know only two ways: the way to the church and the way to your teachers. May you become ‘ships loaded by scholarship’ insofar as your human capacity allows. And may the prayer of the three great hierarchs, whose memory we keep today, assist you in your studies and in your spiritual life. Amen.

   
English materials on the Web Site of the Representation of the Russian Orthodox Church to the European Institutions (II)

Inter-Orthodox Relations
The Prime Minister of the Russian Federation M. M. Kasyanov Visited the Cathedral of the Dormition of the Mother of God in Budapest
Athos and Women: Different Opinions
Greek Culture Minister Defends Legality of Ban on Women’s Access to Mount Athos
Letter from Petros VII, Pope and Patriarch of Alexandria and All Africa, to the President of the USA George Bush of 2 January 2002
Churches Reject the Cyprus Peace Plan
Orthodox Web Resources

Ecumenical Relations
Metropolitan Kirill of Smolensk and Kaliningrad: The Conflict Provoked by the Vatican Weakens Common Christian Witness
Bishop Hilarion Alfeyev: Prospects of Orthodox-Catholic Relations
Archbishop Rowan Williams: Jesus at the Heart of All Our Words and Worship
Konrad Raiser: The Importance of the Orthodox Contribution to the WCC
Bishop Hilarion Alfeyev: Prospects for Orthodox Participation in the Ecumenical Movement
World Council of Churches Adopts Proposals of the Special Commission
Basic Principles of the Attitude of the Russian Orthodox Church Toward the Other Christian Confessions

Inter-Religious Dialogue
L'Islam en Europe
From Islam in Europe to European Islam
Islam Is the Second Largest Religion in France
Islam in Italy
Inter-Faith Meeting in Palermo

Church Life
Patriarch Alexy of Moscow and All Russia: Christmas Message
Response of the Council of Bishops of the Russian Orthodox Church Outside of Russia to His Holiness Patriarch Alexy II of Moscow and All Russia
Patriarch Alexy II of Moscow and All Russia: An Appeal to Metropolitan Laurus and the Bishops' Council of the Russian Church outside Russia
Towards Full Communion between the Russian Orthodox Church Outside of Russia and the Moscow Patriarchate
President Vladimir Putin Met Religious Leaders of Azerbaijan, Armenia, Georgia and Russia
In memory of Metropolitan Anthony of Sourozh
In memory of Metropolitan Pitirim of Volokolamsk and Yuriev
Russian Foreign Minister Visited Hungarian Orthodox Cathedral
250.000 Russian-Speaking People in Greater London, 8.000.000 in Europe
«Beware of Religion!»: a Rebirth of Militant Atheism in Moscow
The Ukrainian Orthodox Chuch of the Moscow Patiarchate Is the Largest Religious Community in Ukraine
“Christ is born; glorify him!”
Letter by His Holiness Alexy II, Patriarch of Moscow and All Russia, of 1 April 2003
One Nation Under God
Almost 70% of Russian citizens see themselves as Orthodox Christians

   
Soziale und ethische Probleme der Wirtschaft im Licht der orthodoxen Traditionen

Professor E. V. Afanasiev, Dekan der Wirtschaftsfakultät der Russischen Orthodoxen Universität, Moskau

I. In der heutigen Zeit vollziehen sich in einer Reihe von Ländern Prozesse ökonomischer Marktveränderungen, die nach dem Niedergang der Ideologie des Kommunismus in Vielem die Aktivisierung der schöpferischen Kräfte der Bevölkerung dieser Länder fördern. Mit dem Verschwinden des ideologischen Diktats erhielten Millionen Menschen politische, wirtschaftliche und religiöse Freiheit. Zugleich sind jetzt jene Kräfte aktiver, die durch ein moralisch niedriges Niveau geschäftlicher Praktiken geleitet werden. In der ganzen Welt blühen Korruption, aggressive Konkurrenz, stolze Anmaßung des Überkonsums und der Befriedigung niedriger Instinkte. Immer öfter lockt das moderne Business die Menschheit durch Beispiele von unethischem Benehmen in den breitesten Maßstäben. Eben deshalb müssen die christlichen Konfessionen jetzt unter den Bedingungen der Globalisierung der Weltwirtschaft ihren Beitrag zur Verbesserung des moralischen Klimas der modernen Wirtschaft leisten. Die geschichtliche Erfahrung der Welt zeigt, das es ohne Kirche als soziale Institution nirgends gelang, Bedingungen für ein ehrliches Business zu schaffen, und jetzt entsteht die Notwendigkeit der Einigung der Bemühungen der gläubigen Menschen, die auf ein Entstehen solcher Bedingungen gerichtet sind. Dies kann auf Grundlage der fundamentalen Begriffe der christlichen Sittlichkeit, konfessioneller Traditionen und der Erfahrung der an Christus glaubenden Wissenschafter, Unternehmer, Geschäftsleute, Manager, Mitarbeiter und Angestellter der verschiedensten Berufe geschehen.

Hier kann man zwei Handelsrichtungen, die für die Festigung der Position des Christentums in der modernen Welt wichtig sind, hervorheben:

* die Suche und Bestimmung der Wurzeln der orthodoxen, katholischen und protestantischen Traditionen und die Formung von allgemeinen Prinzipien einer christlichen Philosophie der wirtschaftlichen Tätigkeit,

* die Erarbeitung von Basisprämissen für die Schaffung von ethischen Kodizes des Verhaltens von Christen in verschiedenen Sphären der Wirtschaft, vor allem in jenen, die die größte Gefahr eines Verstoßes gegen die Normen der Sittlichkeit darstellen.

Einen bedeutenden Beitrag zu diesen Handlungsstrategien kann die Russische Orthodoxe Kirche leisten.
  
II. Wie bekannt, kam das Christentum vor mehr als 1000 Jahren in die Rus´ und hat, wie in anderen Ländern, die moralische Seite des menschlichen Lebens bedeutend verändert. Dabei hat die stabile Auffassung von moralischen Methoden der Wirtschaftsführung in Russland Traditionen hervorgebracht, bei deren Ausformung der orthodoxe christliche Glaube, zu dem sich jetzt die Mehrheit der Bevölkerung des Landes bekennt, einen wesentlichen Einfluss hatte.

Dennoch gerieten nach der Revolution von 1917 viele der nationalen Traditionen in Vergessenheit und erst jetzt im Zuge der wirtschaftlichen Veränderungen, die seit den 90-er Jahren des letzten Jahrhunderts vor sich gehen, wenden sich die heimischen Wirtschaftstreibenden und Unternehmer ihnen wieder zu.
  
Die Russische Orthodoxe Kirche führt nach vielen Jahren der Verfolgung ihren sozialen Dienst auf der Grundlage der Jahrhunderte alten Traditionen fort und besitzt jetzt eine allgemein kirchliche Doktrin – „Die Grundlagen der Sozialkonzeption der Russischen Orthodoxen Kirche“.

Vor ihren Verfassern stand die Aufgabe der Erstellung eines theologischen Basisdokuments, das unveränderliche Thesen einschloss, die man im Weiteren für die Ausarbeitung von konkreteren Empfehlungen von Seiten der Kirche an die moderne Gesellschaft verwenden konnte.

In diesem Dokument gibt es unter anderem Abschnitte, die den Arbeitsverhältnissen, den Fragen von Eigentum und den Problemen der Globalisierung der Wirtschaft gewidmet sind. Bei deren Vorbereitung richteten sich die Autoren nach den Worten der Heiligen Schrift und der Heiligen Überlieferung, es wurden Werke christlicher Theologen und Denker verwendet, wichtige Thesen der Soziallehre der Katholischen Kirche, Werke protestantischer Theologen und Wissenschaftler.

Die unterscheidende Besonderheit der Abschnitte ist ihre Kürze und die theologische Richtung, was darin begründet ist, das sie Teil eines vielseitigen kirchlichen Dokuments mit sozialem Charakter sind. Viele Thesen der genannten Abschnitte kann man ziemlich breit interpretieren und sie mit den sozialen und ethischen Problemen der modernen Wirtschaft in Verbindung bringen.

III. Der Analyse der Arbeitsbeziehungen ist der VI. Abschnitt der „Grundlagen der Sozialkonzeption der Russischen Orthodoxen Kirche“ gewidmet. Hier wird darauf hingewiesen, dass die Arbeit ein organisches Element des menschlichen Lebens ist und eine schöpferische Komponente einschließt, da der Mensch kraft seiner ursprünglichen Gottebenbildlichkeit, auch Mitschöpfer und Mitarbeiter Gottes sein kann.

Dennoch, nach dem Sündenfall wurde die schöpferische Komponente der Arbeit schwächer, obwohl sie nicht ganz verschwunden ist. Die Arbeit wurde vorrangig ein Weg zur Erlangung von Mitteln zum Leben, eine leidvolle Beschwernis für den gefallenen Menschen.

Die Heilige Schrift zeigt dem Menschen nicht nur die Unumgänglichkeit der täglichen Arbeit, sondern sie schafft auch ihren Rhythmus, indem sie einen Tag der Woche zum Ausruhen hervorhebt. Seit den Zeiten der Apostel ist dieser Tag der Tag der Auferstehung Christi.

Dieser Tag muss dem Herrn geweiht sein, aber auch den Taten der Wohltätigkeit und der uneigennützigen Hilfe dem Nächsten gegenber.

Eine solche Arbeitsauffassung ist für alle christlichen Völker charakteristisch, was ihr zusammen mit den Zeugnissen der menschlichen Geschichte eine unbestreitbare Echtheit verleiht. Dabei liegt im Bewusstsein der Leidhaftigkeit der Arbeit in keiner Weise ihre Verurteilung oder ihre moralische Ablehnung

Die Heilige Schrift spricht von zwei moralischen Grundlagen der Arbeit, - zu arbeiten, um sich selbst zu ernähren und dabei niemanden zu belasten, und zu arbeiten um den Bedürftigen zu helfen. Dieses Gebot müssen die Menschen erfüllen, ohne dass sie eine Belohnung oder ein Lob von Gott fordern, der gesagt hat, dass „...Wenn ihr alles getan habt, was euch befohlen wurde, sollt ihr sagen: Wir sind unnütze Sklaven; wir haben nur unsere Schuldigkeit getan“ (Lk 17, 10).

Seit den frühesten Zeiten haben arbeitende Menschen das Recht die Früchte ihrer Arbeit zu verwenden, dabei müssen alle Werktätigen, auch diejenigen, die aus objektiven Gründen nicht arbeiten können, genügend Mittel für ein würdiges Dasein haben.

Die Kirche ruft die Arbeitgeber zu einer gerechten und rechtzeitigen Bezahlung der Lohnarbeit auf und lehrt, dass die Vorenthaltung des Lohns für ehrliche Arbeit nicht nur ein Verbrechen gegen den Menschen sondern auch eine Sünde vor Gott ist.

Leider sind Fälle von Nichtbezahlen durchgeführter Arbeiten, die Verringerung und Verzögerung der Auszahlungen dort weit verbreitet, wo die Interessen der Arbeiter nicht in notwendigem Maße geschützt sind. In Ländern mit einer Übergangswirtschaft und in Entwicklungsländern gibt es oft keine Gewerkschaften oder sie funktionieren nicht, und hier ist der Anteil der Bezahlung der Arbeit gemessen am Wert der Ware, die sehr arbeitsaufwändig hergestellt wurde, oft jämmerlich klein.

In den „Grundlagen der Sozialkonzeption der Russischen Orthodoxen Kirche“ (VI. 4-5) wird unterstrichen, das vom christlichen Standpunkt aus jede Arbeit gesegnet ist, die den moralischen Normen entspricht. Dennoch entwickelte sich in vielen Ländern eine Industrie, die auf die Befriedigung von verderblichen Leidenschaften und Angewohnheiten des Menschen ausgerichtet ist, zur Propaganda des Lasters und der Sünde. Die Kirche sieht es nicht als ihre Aufgabe an, solche Arten der Arbeit zu verbieten, aber sie zeigt ihre verderbliche Wirkung auf den moralischen Zustand der Gesellschaft auf. Weder die Kirche noch die Gesellschaft noch der Staat können dem Wunsch einer Privatperson widerstehen, eine Sünde zu begehen, aber weder die Kirche noch der Staat noch die Gesellschaft sollten in irgendeiner Weise die Notwendigkeit der Begehung dieser Sünde rechtfertigen.

IV. Die Kirche nimmt nicht die Funktion der Verteilung von materiellen und nicht materiellen Gütern auf sich. Sie bestimmt auch nicht die Eigentumsrechte für diese Güter. Dennoch, wie in den „Grundlagen der Sozialkonzeption der Russischen Orthodoxen Kirche“ (VII. 1) gesagt wird, bleibt die materielle Seite des menschlichen Lebens nicht außerhalb des Gesichtsfeldes der Kirche.

Wenn die Kirche den Menschen aufruft vor allem „das Reich Gottes und seine Gerechtigkeit“ (Mt 6, 33) zu suchen, so weiß sie auch um das Bedürfnis des Menschen um sein „tägliches Brot“ (Mt 6, 11), indem sie annimmt, dass jeder Mensch genügend Mittel für ein würdiges Dasein haben sollte. Damit aber warnt die Kirche die Menschen vor einer übermäßigen Hingabe an die materiellen Güter, sie verurteilt diejenigen, die durch „Sorgen, Reichtum und Genüsse des Lebens“ (Lk 8, 14) verblendet werden.

In der Position der Orthodoxen Kirche in Bezug auf die materielle Seite des menschlichen Lebens gibt es weder einen extremen Asketismus mit Verachtung der physiologischen Bedürfnisse, noch das andere Extrem, das die materiellen Bestrebungen der Menschen überbewertet und den materiellen Erfolg als Beweis für die Gotterwähltheit des einen oder anderen Menschen erachtet.

Nach der Lehre der Kirche erhalten die Menschen von Gott alle irdischen Güter, bewegliches und unbewegliches Eigentum, zur zeitlichen Verwendung und Leitung (VII. 3), dabei wird keiner der vielfältigen Formen des Eigentum der Vorzug gegeben. Der Heiland zeigt oftmals in Seinen Gleichnissen die Relativität des Rechts an Eigentum für den Menschen, - es ist dies entweder der Weinberg, der in Pacht übergeben wurde (Mk 12, 1-9), oder die Talente, die unter den Menschen verteilt wurden (Mt 25, 14-30), oder Besitz, der einem Verwalter zur zeitlichen Verwaltung übergeben wurde (Lk 16, 1-13).

Die Hauptbedingung bezüglich des Eigentumsrechtes ist die Verwendung des Besitzes in Übereinstimmung mit dem Willen Gottes, der in den Geboten des Evangeliums ausgedrückt wird.

Die Ablöse der sozialistischen Gesellschaftsformen und eine breite Privatisierung des Staatseigentums in Verbindung mit dem Ersatz der staatlichen Regulierung durch Wettbewerbsbeziehungen ging in vielen Ländern am Ende des XX Jahrhunderts friedlich vor sich. Und dieser Umstand wird von der Kirche als positive Erscheinung unserer Zeit betrachtet. Dennoch ging die Umwandlung des Eigentums, die von weit von der christlichen Sittlichkeit entfernten Menschen durchgeführt wurde, in Hand mit der Zerschlagung der Rechte vieler Werktätiger und der sozial nicht geschützten Gruppen der Bevölkerung. Und dieser Umstand muss die Kirche beunruhigen. Außerdem erwies sich der Gebrauch des Eigentums durch seine neuen Besitzer in den meisten Fällen als wenig effektiv, verbunden mit einer kurzzeitlichen Erzielung von Gewinn aufgrund von spekulativen Verkäufen von Besitz, einer weit verbreiteten Verzögerung der Lohnauszahlung der Arbeiter und ihrer Zwangsentlassung, was natürlich auch durch die Kirche nicht gutgeheißen werden kann.

Die Kirche kann auch die Verletzung der Rechte der Inhaber von intellektuellem Eigentum nicht billigen. Fälle von Verletzung solcher Rechte haben sich in der letzten Zeit in fast allen Ländern gehäuft.

V. Besondere Unruhe rufen in der Kirche die Probleme im Finanzsektor der Wirtschaft hervor. Diese Probleme sind weit verbreitet und haben längst internationales Maß erreicht. Die Kirche hat den Geldumlauf niemals verurteilt. Das Geld ist nach Meinung des hl. Johannes Chrysostomos, wie alles, was von Gott erschaffen wurde, „gut“, „eine Sünde jedoch ist es, es nicht mit den Armen zu teilen und falsch zu verwenden“.

Viele Jahrhunderte war das Geld Kostenmaß, erfüllte Zahlungsfunktionen und war Sparmittel, mit der Entwicklung des internationalen Handels jedoch erfüllt es die Rolle eines universellen Äquivalents für den Warenaustausch – „des Weltvermögens“.

Die Kirche beunruhigt die Praxis der finanziellen Spekulationen, welche die Abhängigkeit der Einkünfte von der getätigten Arbeit aufhebt. Ein Beispiel für solche Spekulationen sind Finanzpyramiden, deren Zusammenbruch weitläufige Erschütterungen hervorruft.

In letzter Zeit erlangten auch Valutenspekulationen größte Verbreitung, und besonders Spekulationen mit sekundären Wertpapieren, den sog. „Derivaten“, die nicht nur die laufenden ökonomischen Prozesse im realen Sektor falsch widerspiegeln, sondern in Wahrheit ein Instrument für die Bereicherung der Finanziers sind.

Sehr oft stehen hinter solchen Operationen kein reeller Besitz und keine Geldmittel, sondern es werden nur Aufzeichnungen in elektronischen Konten gewechselt, die in großer Geschwindigkeit zwischen den Börsen ausgetauscht werden, wo die Finanzgeschäfte zwischen den Ländern abgewickelt werden. In den letzten Jahren ist das Ausmaß solcher Operationen derart gewachsen, dass sie für die Wirtschaft vieler Länder bedrohlich werden, da der realle Sektor ständig einem Druck von ihrer Seite ausgesetzt ist und jede wirtschaftliche Tätigkeit durch den Geldabfluss in diese Spekulationen gelähmt wird. Dadurch dient das Geld nicht einer materiellen Produktion und dem Konsumbereich, sondern nur dem Finanzsektor, d. h. sich selbst, es vollzieht sich der Verlust der Priorität der Arbeit und des Menschen vor dem Kapital.

Eben aufgrund der Finanzspekulationen entstand die Weltwirtschaftskrise, und sie weitet sich aus, was die Kirche sehr beunruhigt.

Man muss anmerken, dass es in der orthodoxen kirchlichen Tradition kein kanonisches Zinsverbot gibt. Dennoch hat die Kirche die Härte und Grausamkeit der Geldverleiher niemals gerechtfertigt. Im Unterschied zu den anderen Konfessionen gab es in der Orthodoxie niemals kirchliche Kredit-Finanzinstitutionen. Die Hauptkomponente der Bildung von Kircheneigentum ist die freiwillige Spende der Gläubigen. Ungeachtet ernster finanzieller Probleme und der Notwendigkeit, Mittel für den Wiederaufbau der durch die Atheisten zerstörten Kirchen zu suchen, kann die Kirche ihre Kräfte nicht für finanzielle Operationen und die damit verbundenen Prozesse der Betreuung von Geldmitteln und Wertpapieren verschwenden. Solche Prozesse sind nicht nur arbeitsaufwendig, sie sind auch mit ernsten Risken verbunden, was zu spürbaren materiellen Verlusten der Anleger und der Kunden der kirchlichen Finanzinstitutionen führen und damit der kirchlichen Autorität Schaden zufügen könnte, die zur Zeit in Russland gemäß soziologischen Umfragen die höchste unter allen sozialen Institutionen, Parteien und Bewegungen ist.

VI. Im letzten Abschnitt der „Grundlagen der Sozialkonzeption der Russischen Orthodoxen Kirche“ werden die internationalen Beziehungen und die Probleme der Wirtschaftsglobalisierung beleuchtet, die nach dem Zweiten Weltkrieg sehr verbreitet ist. Damals veranlasste die Verschärfung der Konkurrenz auf dem Weltmarkt die industriell entwickelten Länder, sich aktiv an der Suche nach neuen Absatzmärkten für die Industrie zu beteiligen.

Gleichzeitig wurden neue billige Rohstoff- und Arbeitsquellen erforderlich, deren Erreichbarkeit in den Ländern der Dritten Welt Grund für deren unverschämte Ausbeutung wurde.

Neue kapital- du arbeitsintensive Technologien erforderten eine weitere Konsolidierung der Arbeit und des Kapitals, was in Form von transnationalen Zusammenschlüssen seinen Niederschlag fand. In den Händen von Personen, die den ökonomischen und finanziellen Strukturen vorstehen, ist eine enorme Macht konzentriert, die von den Völkern und den Regierungen nicht kontrolliert werden kann. Mitunter wollen diese Menschen die Traditionen und religiösen Fundamente der Völker nicht beachten. Dies alles muss die Christen der gesamten Welt beunruhigen, darunter auch die Russische Orthodoxe Kirche. Sie anerkennt in ihrer Sozialdoktrin die Notwendigkeit und Natürlichkeit der Prozesse der Globalisierung der Weltwirtschaft. Diese Prozesse begünstigen in Vielem die Erhöhung der Effektivität der betrieblichen und unternehmerischen Tätigkeit, der Beschleunigung des Informations-, Waren- und Geldaustausches.

Dennoch haben die genannten Prozesse neben den positiven auch eine Reihe negativer Aspekte, die die Kirche beunruhigen. Viele positive Früchte der Globalisierung sind nur den Ländern zugänglich, in denen die geringste Anzahl der Menschen lebt. Die anderen Länder, in denen 5/6 der Weltbevölkerung leben, können die genannten Früchte nicht nützen. Sie geraten in Schuldabhängigkeit der Finanziers der wenigen Industrieländer und sind an den Rand der Weltzivilisation gedrängt. Eben deshalb stellt die Kirche die Frage nach einer allseitigen Kontrolle der Tätigkeiten der transnationalen Zusammenschlüsse und der Prozesse, die auf dem finanziellen Sektor der Wirtschaft vor sich gehen, und hier ist es unumgänglich, alle gesunden Kräfte der Weltgemeinschaft zu verwenden, die der Gier und dem Machthunger der Anbeter des „Goldenen Kalbes“ wiederstehen können.

VII. Die Probleme der Globalisierung sind eng mit den Rohstoffproblemen unseres Planeten verbunden, die bekanntlich sehr beschränkt sind. Für die Lösung dieser Probleme wird ein Weg vorgeschlagen, der auf eine Einschränkung der Verwendung der Rohstoffe auf Kosten der Wirkung der äußeren Faktoren wie die Beschränkung der Geburtenrate der Bevölkerung, die Schaffung von Rekreationszonen und Nationalparks, die Einführung von abfalllosen Technologien und die Propaganda und Realisierung von Umweltschutz- und Tierschutzmaßnahmen hinausläuft. Es taucht die Frage der Bewertung solcher Beschränkungen von christlicher Sicht auf.

Gläubige Menschen können unserer Meinung nach die Ansichten der Malthusianer nicht teilen oder die Ideologie der „goldenen Milliarde“ unterstützen, genauso wie sie die extremen Positionen in der Bewegung der „Grünen“ nicht gutheißen können. Gleichzeitig sollte alles, was auf die Erhaltung des Leben auf der Welt gerichtet ist, die aktive Unterstützung der Christen erhalten. Aber reichen die äußeren Faktoren der Beschränkung der Ausnutzung der Weltrohstoffe aus? Natürlich nicht. Und hier sollten sich alle gläubigen Menschen ungeachtet ihrer Konfession zu Wort melden. Der Komplex der Selbstbeschränkung mit dem Ziel, moralische Vollkommenheit zu erlangen – die Askese – hat in der Orthodoxie eine eigene Interpretation erfahren und schließt folgende Besonderheiten ein:

* Der Weg der Einigung mit Gott verletzt die persönliche Freiheit des Christen nicht, er offenbart sie in der vollsten, vollkommenen Weise. Die orthodoxe Lehre bekräftigt gerade den Synergie der göttlichen Gnade und der menschlichen Freiheit. Hier wird Synergie als Zusammenwirken der Gnade Gottes und des Willens des Menschen verstanden.

* Die Gemeinschaft mit Gott ist keine Belohnung für Verdienste (der gerechte Schächer, die Arbeiter der 11. Stunde), sondern die Folge der Gnade Gottes.

* Es gibt drei Stufen der Beziehung zwischen Gott und dem Menschen: Sklave und Sklavenhalter (Angst vor Strafe), Lohnarbeiter und Herr (Belohnung), Sohn und Vater („Vater unser...“).

* Die Sorge um den eigenen Nutzen wird vom Christentum nicht abgelehnt. Die Heiligen Väter meinten, dass die Sorge um sich selbst ein Ausgangspunkt für gute Taten sei, aber nicht die Selbstbehauptung und nicht dass man seinen Instinkten nachgibt.

* Die Askese strebt nach Überwindung der Leidenschaften, nach „Vernichtung des Chaos des Fleisches“, aber nicht nach Unterdrückung Energie, die es hervorbringt. Die Stoiker haben zu Apathie aufgerufen, zur Leidenschaftslosigkeit im Kampf mit den Versuchungen, das Christentum sieht eine Umorientierung des von Natur aus leidenschaftlichen Wesens des Menschen vor. Isaak der Syrer schrieb: „Es ist besser, Leidenschaften durch das Denken an gute Taten abzulehnen als durch Widerstand“, Feofan der Klausner meinte, dass „im geistlichen Leben der Tod nicht das Aufhören des Lebens bedeute, sondern einen neuen Beginn des Lebens, der das Vorangegangene verwirft“.

Alle wissen, das der moderne Mensch nicht ganz ohne die Verwendung von Energie, die die Erde in ihrem Schoß birgt, existieren kann. Wir können nicht ohne Heizung, Licht, warme Nahrung, ohne Dach in Form von Ziegel- oder Stahlbetonbauten auskommen. Selbst wenn wir alle in Blockhäusern wohnten, uns von Nüssen und Pilzen ernährten und zu einer Naturalwirtschaft übergingen, würde das Problem des Rohstoffmangels nach einer gewissen Zeit dennoch auftauchen, da die Menschheit nicht ohne die in der Erde gespeicherte Energie auskommen kann; diese Energie jedoch vom Menschen nicht vollständig genutzt, sondern zu einem bedeutenden Teil unwiederbringlich vergeudet wird. Der Mensch trägt die Verantwortung für die Verletzung der Natur schon seit der Zeit des Sündenfalls und je mehr er danach strebt, der Natur „Zügel“ anzulegen, von ihr natürliche und künstliche Güter zu erhalten, umso mehr „stöhnt und quält sie sich“. Aber warum wird uns dies erst jetzt bewusst? Weil wir so einfach nicht mehr weiterleben können – einfach nicht mehr überleben können. Und dieses Wissen ist uns allen, den Glaubenden und den Ungläubigen - gemäß der Vorsehung Gottes - gegeben. Eben deshalb sollte der Hauptbeschränkungsfaktor die Selbstbeschränkung der Bevölkerung im Gebrauch der unwiederbringlichen Rohstoffe der Erde sein. Ohne diesen inneren Faktor der Zurückhaltung können keine globalen Naturschutzmaßnahmen wirksam sein. Es ist hier nicht die Rede von einer breiten Wiedergeburt der christlichen Askese, sondern von einer koordinierten Bewegung aller Christen in Richtung der Erhaltung der Rohstoffe der Erde und der Einschränkung ihres verschwenderischen Gebrauchs. Eine solche Einschränkung wird vor allem durch die Verringerung von Militärarsenalen, die Aufgabe der Herstellung von metall- und energieverbrauchenden technischen Mitteln, der Einstellung von Werbung für Luxusgüter und ihrer unnötigen Verwendung möglich. In einer solchen Bewegung können die Christen eine ziemlich essentielle Rolle spielen, indem sie die Verschwendung offen verurteilen, nicht nur in ihrer christlichen Umgebung, sondern auch unter den nicht Glaubenden. Hier kann- unserer Meinung nach - die Zusammenarbeit der christlichen Kirchen einen bedeutenden sozialökonomischen Effekt hervorrufen.

Übersetzung aus dem Russischen: Erzdiakon Viktor Schilowsky



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