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Russian Orthodox Church representation to the European Institutions
Russian Orthodox Church
Representation to the European Institutions

Eglise Orthodoxe Russe
Representation pres les Institutions Europeennes
Russian Orthodox Church representation to the European Institutions
Europaica Bulletin
No 48 (September 14, 2004)

En français:
La mort tragique du patriarche Pierre d’Alexandrie
La rencontre interreligieuse de la Communauté Sant’Egidio à Milan
Lettre du patriarche Alexis aux participants de la rencontre interreligieuse, organisée par la Communauté Sant-Egidio (Milan, 5-7 septembre 2004)
Nouvelles des Églises orthodoxes (1-14 septembre 2004)

In English:
Patriarch Alexy of Moscow and all Russia: Telegram of Condolence to the Holy Synod of the Orthodox Church of Alexandria, 12 September 2004
Patriarch Alexy of Moscow and All Russia: Letter to President V. Putin with regard to the Mass Destruction of Hostages in Beslan, of 4 September 2004
Archbishop Christodoulos of Athens and All Greece: Letter to Patriarch Alexy II of Moscow and All Russia, of 3 September 2004
Archbishop Christodoulos of Athens and All Greece: Letter to Patriarch Alexy II of Moscow and All Russia, of 6 September 2004
Metropolitan Herman of North America and Canada: Archpastoral Message concerning the Beslan Terrorist Attack and Hurricane Frances

Auf Deutsch:
Bischof Wolfgang Huber: Terror und Terrorismus
Igumen Damaskin (Orlowskij): Zwei Jahrzehnte im Kampf gegen Religion und Kirche (II)
  
  
La mort tragique du patriarche Pierre d’Alexandrie

patriarche Pierre VII d’AlexandrieLe 11 septembre vers 10h 55, heure locale, l’hélicoptère qui transportait sur le mont Athos le patriarche Pierre VII d’Alexandrie, les métropolites Chrysostome de Carthage et Irénée de Pélusie, l’évêque Nectaire de Madagascar, les archimandrites Callistrate et Arsène, l’archidiacre Nectaire, six laïcs et quatre membres de l’équipage est tombé dans la mer. Les secours n’ont commencé à agir que deux heures après la tragédie, lorsque les moines, inquiétés par le retard, ont averti la police. Cette visite au mont Athos devait être la première visite officielle du patriarche Pierre VII dans la république monastique.

Le patriarche et pape d’Alexandrie est le deuxième hiérarque de l’Église orthodoxe, précédé du patriarche de Constantinople. Le patriarche Pierre VII était né en 1949 à Chypre. Le 9 juillet 1983 il a été nommé évêque de Babylone et représentant patriarcal au Caire. Il a été élu patriarche et pape d’Alexandrie le 21 février 1997. Le 9 mars de la même année il a été solennellement intronisé dans la cathédrale d’Alexandrie.

L’ensemble du monde orthodoxe déplore cette fin inattendue du plus jeune primat orthodoxe, du successeur de l’apôtre et évangéliste Marc, ainsi que celle des évêques et des chrétiens qui ont péri dans cette catastrophe (dont le frère du patriarche) et prie pour que leurs âmes soient accueillies dans les demeures que le Père de Notre Seigneur Jésus-Christ a préparées pour ses saints.

  
La rencontre interreligieuse de la Communauté Sant’Egidio à Milan

Cette année la rencontre interreligieuse a été organisée par la Communauté catholique Sant’Egidio à Milan et a rassemblé des représentants religieux de plus de 70 pays. A la cérémonie de l’ouverture le premier mot a été accordé à l’évêque Théophane de Stavropol et de Vladikavkaz qui présidait la délégation de l’Église russe. L’évêque Théophane a parlé des évènements de Beslan en tant que témoin oculaire. Le patriarche Alexis a adressé une lettre aux participants de la rencontre (voir le texte ci-dessous).

Le 6 septembre l’évêque Mercure, administrateur des paroisses orthodoxes russes des Etats-Unis, qui faisait également partie de la délégation russe, a célébré à Milan l’office des défunts pour les victimes de l’attentat de Beslan.

Le 7 septembre la délégation de l’Église orthodoxe russe et du Conseil interreligieux de Russie a pris part à la cérémonie de la clôture de la rencontre. L’archevêque de Milan, le cardinal Dionigi Tettamanzi, l’évêque de Terni Mgr Vincenzo Paglia, le directeur spirituel de la Communauté Sant’Egidio, et le professeur Andrea Riccardi, le fondateur de la Communauté, ont remis à l’évêque Mercure une lettre pour le patriarche Alexis dans laquelle ils ont exprimé leurs condoléances et leur communion avec le peuple russe.
  
 
Lettre du patriarche Alexis aux participants de la rencontre interreligieuse, organisée par la Communauté Sant-Egidio (Milan, 5-7 septembre 2004)

…Nous sommes heureux de constater que les rencontres interreligieuses annuelles «Les hommes et les religions», organisées par la Communauté Sant’Egidio, deviennent une vraie tradition. Elles sont d’une actualité particulière de nos jours lorsque les Églises chrétiennes et les religions mondiales doivent répondre à de nombreux défis du monde contemporain. Une des principales sphères concernées est indiscutablement celle de la culture. Ces derniers temps nous sommes tous témoins d’une véritable invasion de ce qu’on appelle la culture de masses qui se substitue aux cultures particulières des différents peuples qui ont toujours contenu les valeurs spirituelles traditionnelles. Ensemble nous, les représentants des religions du monde, nous pouvons faire face à la propagation du système des valeurs exclusivement séculières et fondées sur l’idéologie de la consommation.

Dans ce contexte le dialogue interreligieux revêt un sens particulier, contribuant à l’anéantissement des stéréotypes et des préjugés existants, à la discussion honnête et ouverte des problèmes actuel et à la recherche des moyens efficaces de les résoudre.

Cette année la Russie est représentée à Milan non seulement par la délégation de l’Église orthodoxe russe, mais également par des membres du Conseil interreligieux de Russie dont font partie les religions traditionnelles de notre pays. La délégation de cette année comprend des représentants de l’Orthodoxie, de l’Islam et du Judaïsme. L’activité du Conseil interreligieux de Russie, dirigée à la coordination des efforts des religions traditionnelles à dépasser les conflits religieux et ethniques, reflète une expérience unique d’une coexistence pacifique millénaire des diverses religions en Russie. Cette expérience mérite une attention particulière aujourd’hui lorsque les Églises chrétiennes et les autres religions doivent faire face à la menace du terrorisme qui utilise une idéologie pseudo-religieuse. La victime potentielle des terroristes et de ceux qui attisent les conflits ethniques est tout homme indépendamment de sa foi et de son appartenance religieuse. Contrairement aux déclarations des extrémistes religieux sur les «objectifs élevés» auxquels ils sacrifient leurs propres vies, ainsi que celles des autres, ils sont visés par les paroles du prophète Isaïe: «Ils ignorent le chemin de la paix et il n’y a aucun discernement sur leurs voies; leur itinéraire est tordu et personne de ceux qui le suivent ne connaît la paix» (59, 8)…
 
 
Nouvelles des Églises orthodoxes (1-14 septembre 2004)

Les condoléances du COE et de la CEE au patriarche Alexis à l’occasion des évènements à Beslan
Le 2 septembre le Conseil oecuménique des Églises et la Conférence des Églises européennes ont adressé au patriarche Alexis de Moscou et de toute la Russie une lettre dans laquelle ils ont exprimé leurs condoléances à l’occasion de la prise en otage de l’école de Beslan en Ossétie du Nord. «Depuis de longues années le Conseil oecuménique des Églises et la Conférence des Églises européennes suivent avec inquiétude la situation dans le Caucase du Nord, en exhortant à la paix et à l’instauration de l’ordre, et condamnent les actes terroristes, perpétrés contre des citoyens civils. Nous rejoignons Votre Sainteté dans le refus de considérer la religion comme une arme politique dans ce conflit», affirme la lettre.

L’Église orthodoxe de Grèce désire contribuer à la construction d’une nouvelle école à Beslan
L’Église orthodoxe de Grèce et le Ministère grec des affaires étrangères se disent prêts à financer la construction d’une nouvelle école à Beslan. Ainsi, comme l’affirme le communiqué du Ministère, le peuple grec voudrait manifester sa solidarité et son amitié avec le peuple russe si éprouvé. Le communiqué ministériel précise que le financement du projet sera à la charge du Ministère, tandis que l’aide technique sera apportée par l’Église de Grèce.

Le diocèse russe orthodoxe de Vienne et d’Autriche a envoyé une aide financière aux victimes de Beslan
Le 5 septembre les Orthodoxes russes d’Autriche ont prié pour les victimes de l’attentat de Beslan. A la recommandation de l’évêque Hilarion les offices des défunts ont été célébrés dans toutes les églises des diocèses orthodoxes russes d’Autriche et de Hongrie. Après la liturgie dans la cathédrale russe de Vienne une quête a été faite pour aider financièrement les victimes de l’attentat. L’évêque Hilarion a envoyé également des lettres à l’archevêque de Vienne, cardinal Christoph Schönborn, à l’archevêque de Budapest, cardinal Peter Erdö, et à l’archevêque de Salzburg Alois Kothgasser pour leur demander d’aider matériellement les enfants de Beslan et leurs parents.

Le diocèse de Moscou a canonisé un nouveau saint
Le starets Aristoclès (Amvrosiev) a été canonisé comme le saint local du diocèse de Moscou le 6 septembre dernier. Le processus de canonisation se déroule en deux étapes dans l’Église orthodoxe russe: les saints sont d’abord vénérés localement, avant d’être inscrit dans le martyrologe de toute l’Église par la décision du concile épiscopal. Le starets Aristoclès (1846-1918) est devenu moine de grand habit (schimnik) au mont Athos; plus tard il a été nommé supérieur de la métochie (filière) du monastère russe du mont Athos à Moscou, où il est décédé.

L’édition japonaise du journal de S. Nicolas du Japon
Le 6 septembre après la liturgie dans la cathédrale de la Dormition du Kremlin, une délégation japonaise a remis au patriarche Alexis le journal en cinq volumes de S. Nicolas du Japon qui vient d’être édité au Japon. S. Nicolas, le célèbre missionnaire russe dont l’activité au Japon a été à l’origine de la création de l’Église orthodoxe autonome japonaise, est vénéré par les Orthodoxes comme égal aux apôtres. S. Nicolas est arrivé au Japon lorsqu’il était encore un jeune hiéromoine. Il y est resté pendant quarante ans et n’a pas abandonné le Japon même pendant la guerre russo-japonaise. A la mort de S. Nicolas la communauté orthodoxe japonaise comptait plus de 30 mille fidèles.

Le concile épiscopal de l’Église orthodoxe serbe
Le concile épiscopal de l’Église orthodoxe serbe s’est réuni à Belgrad du 6 au 8 septembre sous la présidence du patriarche Paul. Selon le statut de l’Église serbe le concile local s’y réunit deux fois par an, suivant l’antique tradition orientale. Le concile a adressé des messages aux autorités serbes et aux organisations internationales en les exhortant à protéger le peuple serbe et les autres ethnies non albanaises dans les régions de Kosovo et de Métochie, ainsi que de veiller sur la conservation des monuments historiques de ces pays. Les évêques serbes ont également prié pour les victimes de Beslan et ont adressé au patriarche Alexis de Moscou et de toute la Russie une lettre de soutien et de condoléances. Le concile s’est également penché sur la question de l’autonomie ecclésiastique en Macédoine et a réfléchi sur la manière de résoudre le schisme actuel. Il a été décidé de promulguer le tomos patriarcal accordant l’autonomie à cette Église qui sera chargée de régler les autres problèmes et de juger de la manière d’intégrer les schismatiques.

La rencontre du patriarche Alexis avec le ministre russe des affaires étrangères
Le 8 septembre le patriarche Alexis a reçu dans sa résidence de Moscou le ministre russe des affaires étrangères M. S. Lavrov. Lors de cette première rencontre avec le nouveau ministre le patriarche Alexis a souligné l’importance de la collaboration de l’Église orthodoxe russe et du ministère des affaires étrangères de la Fédération de Russie pour aider l’émigration russe et la soutenir spirituellement. Le ministre a rappelé qu’il avait contribué à la construction de la cathédrale russe de New York, lorsqu’il était Ambassadeur de Russie auprès de l’ONU. Le patriarche et le ministre ont également abordé les projets scientifiques communs, notamment celui de la présentation de la nouvelle Encyclopédie orthodoxe à l’étranger.

L’Église orthodoxe d’Amérique a créé un fond de soutien aux victimes de Beslan
L’Église orthodoxe d’Amérique a créé une fondation destinée à aider les victimes de Beslan. Plus de 700 églises et organisations ecclésiales ont adhéré au projet. Du 12 au 19 septembre des quêtes seront organisées dans toutes les paroisses de cette Église autocéphale. L’archevêque Germain, primat de l’Église orthodoxe américaine, a affirmé que la prise d’otages a bouleversé les fidèles de son Église qui ont témoigné du véritable désir d’apporter leur aide aux familles touchées par l’attentat.

La base de données du service social du diocèse de Moscou
Le diocèse de Moscou a créé un site Internet consacré au service social de l’Église. Le site est en russe: www.miloserdie.ru. La présentation de cette base de données a eu lieu le 9 septembre dans la Maison Centrale des journalistes de Moscou. Le site contient toute l’information sur le service social des paroisses et des monastères du diocèse de Moscou, ainsi que les coordonnées et le compte rendu de l’activité des fraternités orthodoxes de bienfaisance. Le site se propose comme un médiateur entre les défavorisés et les bénévoles orthodoxes: il contient une importante rubrique d’annonces des personnes ayant besoin d’aide financière ou physique.

Visite du patriarche Bartholomée de Constantinople en Belgique
Le patriarche Bartholomée de Constantinople s’est rendu en Belgique du 12 au 13 septembre. Le 12 septembre il a assisté à la divine liturgie dans la cathédrale grecque de Bruxelles. Après la liturgie il a célébré l’office des défunts pour le patriarche Pierre d’Alexandrie et ceux qui sont morts avec lui dans la catastrophe du 11 septembre. Le 13 septembre le patriarche Bartholomée a été invité à parler à l’ouverture de la conférence de l’OSCE «Tolérance et la lutte contre le racisme, la xénophobie et la discrimination » qui se tient du 13 au 14 septembre à Bruxelles. Les pères Vsevolod Chaplin et Antoine Ilyin ont assisté à cette conférence de la part de l’Église orthodoxe russe.

La question du remplacement de l’archevêque de Chypre
Lors de la réunion du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Chypre du 10 septembre l’évêque Nicéphore de Kykkos a posé la question du remplacement de l’actuel archevêque de Chypre, Mgr Chrysostome, atteint d’une maladie grave. Mgr Chrysostome est archevêque de Chypre depuis 1977. Il a succédé sur cette chaire à Makarios III, le premier président de la République de Chypre et le véritable héro national. Comme l’annonce le site grec des informations religieuses (http://rnn.gr), la proposition de l’évêque Nicéphore a reçu l’assentiment de la plus grande partie des hiérarques chypriotes.

Le Synode de l’Église orthodoxe bulgare a proposé d’accueillir des enfants, victimes de l’attentat de Beslan
Le Synode de l’Église orthodoxe bulgare, qui s’est réuni le 10 septembre à Sofia, a condamné la prise d’otages de Beslan qui «a bouleversé la terre et le ciel». Il a adressé un message d’amitié et de soutien au patriarche Alexis de Moscou. Les évêques bulgares ont proposé d’accueillir des enfants qui ont été touchés par cette tragédie dans les monastères bulgares pour leur convalescence corporelle et spirituelle.
 
 
Patriarch Alexy of Moscow and all Russia: Telegram of Condolence to the Holy Synod of the Orthodox Church of Alexandria, 12 September 2004

The news about the untimely tragic death of His Beatitude the Pope and the Patriarch of Alexandria and the archbishops and laymen of the Orthodox Church of Alexandria escorting him, shocked us to the innermost of our heart. This tragic news and the perception of irreplaceable loss caused us acute pain.

We received the tragically deceased brothers-archbishops and the Primate just a short while ago. We enjoyed our friendly conversations. Today our mind refuses to believe that they are not with us any longer. There are no words to express the bitterness of the loss and there would be no limits to the despair, if it was not for the saving faith in the Life-giving Lord, Who "is not the God of the dead, but of the living" (Lk. 20, 38). To Him we address our prayer in these mournful moments and ask Him to give blessed peace and eternal memory to the newly-reposed.

On behalf of the Russian Orthodox Church we express our deepest condolence and empathy to the orphaned Orthodox Church of Alexandria. The World Orthodoxy has suffered a great loss, for the reposed Primate and his companions were outstanding hierarchs and zealous workers for the sake of Christ. Let their souls be blessed and be remembered from generation to generation.


Patriarch Alexy of Moscow and All Russia: Letter to President V. Putin with regard to the Mass Destruction of Hostages in Beslan, of 4 September 2004

News of the unprecedented brutality of the bandits who seized civilian residents, women and children in a school of Beslan, has shaken the entire world community. Removing all masks, terrorism has shown its satanic face.

Having trampled down all that is sacred, without fearing God or having shame before people, the so-called "freedom fighters" have lifted their hands stained with innocent blood against children. There is not and there cannot be any justification for their insane actions.

I know how much has been done by you personally and members of the Russian government and power structures in order to preserve the lives of these people who are guilty of nothing. A supreme example of sacrificial love for neighbours and of courage was shown by people who were ready to substitute themselves for the hostages. The past days were filled with intense work, experiences, and hope. However the actions of the terrorists led to victims.

Grieving profoundly for the victims of this tragedy, the Russian Orthodox Church raises prayers for the repose of their souls in the abode of the righteous. In addition we pray for the recovery of the wounded. May the Lord help them to bear with dignity the tribulation that has befallen them. It is our duty and the duty of those who have been entrusted with authority to do everything possible to alleviate their suffering.

May the Lord aid you in your labours for overcoming the consequences of such great iniquity. Remembering the victims of the tragedy, we will devote yet greater efforts for the sake of maintaining the peace and security of Russia.

  
Archbishop Christodoulos of Athens and All Greece: Letter to Patriarch Alexy II of Moscow and All Russia, of 3 September 2004

Your Beatitude, Most Holy Patriarch Alexios of Moscow and All Russia, our much beloved brother in Christ our God and co-celebrant of our Mediocrity, embracing Your All-Holy Beatitude in the Lord, we greet You with the greatest pleasure.

It was with deepest sorrow that, during Its session on September 3 of the current year, the Holy Synod of the Church of Greece was informed of the tragic event of the terrorist attack in a school of Northern Ossetia of Your country, which resulted in the death of innocent people and in the hostageship of three hundred and fifty persons, young pupils in their majority, decided to express hereby Its undivided standing by Your Beatitude and Its spiritual children in distress.

We explicitly condemn this inhuman and terrorist act, and feel the pressing need to assure Your Beatitude that the warm and heartfelt prayers not only of ourselves but of our Most Reverend Holy Brothers and of the entirety of the Greek people, clergy and laymen, go to You and to Your flock in distress, so that the All-Merciful Lord may grant the least painful and most peaceful solution to this sad event arisen and to the acute problem of terrorism, more generally, which has been haunting your homeland for years.

In addition, may we express once again our heartfelt and most profound solidarity of Our Most Holy Church of Greece in these critical moments. We pray for the protection and the power of God, so that you may come out of this adversity as quickly as possible and that the spirit of reconciliation and of peace may prevail, and we remain with high esteem and deep fraternal love in Christ.
  
 
Archbishop Christodoulos of Athens and All Greece: Letter to Patriarch Alexy II of Moscow and All Russia, of 6 September 2004

Your Beatitude, Most Holy Patriarch Alexios of Moscow and All Russia, our much beloved brother in Christ our God and co-celebrant of our Mediocrity, embracing Your All-Holy Beatitude in the Lord, we greet You with the greatest pleasure.

Following our Synodal Letter No. 2835/1604 of September 3 of the current year, we would like to express to You once again, on the one hand, our most sincere condolences, and, on the other hand, our abhorrence at the terrorist attack in a school of Northern Ossetia against young pupils and at the loss of so many innocent victims.

Furthermore, we communicate with Your much beloved Beatitude in order to inform You that, as a token of our undivided standing by Your Beatitude and Its spiritual children in distress, the Holy Synod of the Church of Greece decided to proceed, through the Non-Governmental Organisation of our Church “Solidarity” to the restoration of the damage caused to the aforementioned school of the town Beslan in Northern Ossetia, in close co-operation with the International Development Service of the Greek Ministry of Foreign Affairs. Moreover, “Solidarity” will erect in the schoolyard a small church in honour of our Holy Father Stylianos of Paflagonia, protector of children, in memory of the innocent victims of this cowardly terrorist attack and for the protection of the pupils attending the school.

In the hope that Your Beatitude will accept this offer as a tangible proof of our sincere love and sympathy of our entire God-loving people of Greece, we pray to the Leader of our lives, that He may keep Your beloved Beatitude and the Christ-loving and pious people of Russia under His protection.

Finally, may we embrace once again Your Revered Beatitude and remain in the Lord.
  
   
Metropolitan Herman of North America and Canada: Archpastoral Message concerning the Beslan Terrorist Attack and Hurricane Frances, September 7, 2004

We live in a world in which tragedy is a frequent visitor. Human history is filled with countless tragedies, as reflected in the many prayers by which we beseech Our Lord for deliverance from "flood, fire, famine, earthquake, pestilence, invasion, and civil war" and from "tribulation and danger, sickness and accidents, and sudden death," even as we pray for "the sick and the suffering, for captives and their salvation" and those "suffering persecution for the faith." Indeed, Our Lord Himself instructs us to pray for deliverance "from the Evil One," while revealing that evil will continue to attack us until He comes again in glory.

During the first days of September, our sensibilities were shocked by the images of the horrible terrorist attack on innocent children and adults on the opening day of school in Beslan, Russia that dominated the media. The cruel and heartless treatment of the most vulnerable, on an occasion that otherwise should have been a joyful one, offered a graphic reminder of the "hardness of heart" of which Our Lord Himself lamented on the eve of His life-giving passion and death, of an evil so irrational that no amount of reasoning could begin to rationalize it. Who among us was not moved to tears as we learned that innocent children were fired upon, with no regard for the sanctity of life? Who among us was not moved to tears as images of grieving parents burying their children flashed before our eyes? Who among us could not legitimately ask, "Has love waxed so cold and hearts become so hardened that such terror is no longer 'the exception' but, rather, 'the expectation?'"

I can only imagine the anguish of those parents who agonized for hours, awaiting the fate of their children; of those who, in the face of a seemingly hopeless situation, still held out hope, only to discover their child's body in a morgue; of the many who suffered injuries and who escaped with their lives, only to experience the trauma that follows such a horrible event. If nothing else, the events in Beslan serve as a reminder, as did the events of September 11, 2001, that none of us is immune to evil, to the destruction of creation as ordered by the Creator, or to the shocking uncertainties that are encountered in this fallen world.

Hurricane Frances, while certainly not an "evil" in the same sense as the terrorist attack in Beslan, nevertheless serves as a reminder that all we possess can indeed be taken away in a moment, by that "thief of the night" who can "snatch away" our treasures without warning. What a horrible ordeal the 2.5 million evacuees faced, before and during their flight to safety, only to wonder with intense uncertainty when and to what they could return. And who among us could not help but consider the immense burdens placed upon those who lost everything in the hurricane, realizing that in other circumstances, any one of us could have experienced the same tragedy?

Surely such evil, such natural tragedy, must not surprise us. Our Lord Himself recognized that all creation was in need of salvation, of reassurance that while Satan may be the "prince of this world," Satan's "power" and the evil that it brings is transitory. He Who is "the King of All" will ultimately triumph and reign supreme, even as in His extreme humility He comforts the survivors and victims of these and countless other tragedies, lightens their and our burdens, and takes upon Himself "the sins of the world." And He calls upon those of us who, while spared these tragedies yet ever-vulnerable in this fallen world, to become living witnesses of His presence and His love, to reach out to those who have suffered so intensely during this past week and who will continue to suffer in the days and years to come, to help Him in lightening their burdens and loosening their yokes by our prayers and by our acts of kindness and charity.

Let us pray, perhaps more fervently than ever, for those who now need our prayers. Let us offer, perhaps more generously than ever, a portion of our blessings with those who otherwise might descend into utter hopelessness and despair. And let us put our faith into action, perhaps as never before, in helping to lighten the burdens of those who, in other circumstances, would have been called upon to lighten our own. May the King of All, the victorious Lord and God and Savior Jesus Christ, strengthen all of us in this time of extreme tragedy, that we may live our faith and share His love in ways that we have perhaps never considered before.

May the grace of Our Lord Jesus Christ, the love of God the Father, and the communion of the Holy Spirit strengthen the innocent suffering people of Beslan and the victims of Hurricane Frances, even as it prompts us to offer our prayers and assistance to our suffering brothers and sisters.


Terror und Terrorismus

Bischof Wolfgang Huber, EKD Ratsvorsitzende

Die Bilder aus Beslan gehen mir nicht aus dem Kopf. Drei Jahre nach den Anschlägen von New York und Washington am 11. September 2001 und ein halbes Jahr nach dem Attentat von Madrid am 11. März 2004 hat in der vergangenen Woche das Geiseldrama in der russischen Schule die Welt erschüttert. Was treibt Menschen dazu, dass ein grenzen- und gnadenloser Hass über Leichen geht, wie wurde die unheilige Globalisierung des Todes und der Vernichtung möglich? Welche Schritte sind nötig, um die Wiederholung solcher Taten zu verhindern und den Sumpf des internationalen Terrorismus auszutrocknen? Gewiss braucht man dafür politische Konsequenz, die Herrschaft des Rechts, gegebenenfalls auch die nötige Härte, es durchzusetzen. Aber das allein genügt nicht.

Für die Anschläge von New York und Madrid scheint sicher, dass religiöse Motive die Täter zu ihren schrecklichen Handlungen bewegten. Und auch in Beslan berufen sich die Terroristen auf den Islam. Religion kann zur Rechtfertigung von Gewalt missbraucht werden. Bevor wir als Christen diese Einsicht in voreiliger Weise mit einem Urteil über den Islam als Religion verbinden, sollten wir uns erinnern, dass im vergangenen Jahrtausend im Namen des Christentums Kriege geführt und Menschen getötet wurden. Die Christenheit ist von Schuld nicht frei. Umso mehr haben wir Grund, uns im Gespräch der Religionen um Klarheit zu bemühen.

"Das waren keine Muslime." So reagierte Raschid Chalikow, ein hochrangiger islamischer Geistlicher aus der Wolgaregion, auf das Geiseldrama in Beslan. Wer Kinder als Geiseln nimmt, wer Frauen Gewalt antut, wer Menschen zu Hunderten dem Tod ausliefert, kann sich dafür nicht auf Gott berufen, auf welchen auch immer. Was brauchen wir demnach, um aus der Spirale der Gewalt ausbrechen zu können? Nötig ist, dass die Religionen gemeinsam der Gewalt abschwören. Das geht freilich nicht ohne Kenntnis des Anderen. Wir brauchen gerade heute den Dialog der Kulturen und Religionen. Die Bereitschaft, Differenzen wahrzunehmen und auszuhalten. Den Mut, das Fremde und die Fremden als Gegenüber und nicht als Gegner zu sehen.

Religion kann der Legitimierung von Gewalt dienen. Aber sie kann der Gewalt auch widerstehen. Sie kann zu ihrer nachhaltigen Überwindung beitragen. Deshalb hat der Ökumenische Rat der Kirchen (ÖRK), am 4. Februar 2001 in Berlin eine "Ökumenische Dekade zur Überwindung von Gewalt" ausgerufen. Nach dem 11. September 2001, nach dem 11. März 2004 und nach den Ereignissen von Beslan ist dieses Bemühen noch dringlicher geworden. Denn es gibt Kräfte der Versöhnung und des Friedens im christlichen Glauben. Es gibt im Christentum eine Haltung, die lehrt, Differenzen auszuhalten und Fremdheit zu achten. Terror und Terrorismus fordern klare Antworten. Aber mit Krieg überwinden lassen sie sich nicht. Und sie dürfen die Ziele nicht entwerten, auf die es langfristig ankommt: internationales Recht und soziale Gerechtigkeit, Freiheit und Toleranz, Wahrhaftigkeit und Nächstenliebe. Aus diesen Eckpunkten kann sich eine Achse des Friedens bilden, zu welcher der christliche Glaube Entscheidendes beizutragen hat."

Posted by: www.ekd.de
  
  
Igumen Damaskin (Orlowskij): Zwei Jahrzehnte im Kampf gegen Religion und Kirche (II)

Nur mäßige Erfolge der antireligiösen Kampagne

Die kommunistischen Zeitungen begannen Anfang der 30er Jahre mit der Publikation von Materialien über die Schließung von Kirchen. Sie prahlten mit der Breite und dem Ausmaß der Verfolgungen. In einem Fall führte das zu einem entgegengesetzten Ergebnis. Im Unterschied zu Leo Trotzkij, der mit Agitationskampagnen operierte, arbeiteten sowohl Lenin als auch Stalin ständig mit geheimen Verordnungen, die von einem engen Kreis beschlossen wurden. Die entsprechenden Behörden wurden davon erst später in Kenntnis gesetzt. Ihre Aufgabe bestand dann darin, die Kampagne zur Schließung und Zerstörung der Kirchen entschlossen und bis zum Ende durchzuführen. Als die Zeitungen von einer Welle von Berichten über rechtswidrige Schließungen von Kirchen überschwemmt wurden, schrieb das Politbüro des ZK am 25. März 1930 im Zusammenhang mit einem solchen Bericht an die Redaktion der Zeitung >Rabotschaja Moskwa< (Arbeitendes Moskau): »Für den am 18. März in der Zeitung >Rabotschaja Moskwa< veröffentlichten Bericht über die massenweise Schließung von Kirchen (58 Kirchen) wird dem Redakteur der Zeitung >Rabotschaja Moskwa<, Genossen Lasjan, ein Verweis erteilt und die Warnung ausgesprochen, dass im Fall der Veröffentlichung solcher Berichte in der Zukunft sich die Frage seines Ausschlusses aus der Partei stellt.«

Die Verfolgungen, die 1929 begonnen hatten, dauerten bis 1933. Viele Geistliche wurden in dieser Zeit verhaftet und in Lager verschickt, viele starben dort als Märtyrer. In der Zeit zwischen 1929 und 1933 wurden etwa 40.000 Kirchenbedienstete verhaftet. Allein in Stadt und Gebiet Moskau wurden 4000 Menschen inhaftiert. Die meisten der Verhafteten kamen in Konzentrationslager, die übrigen wurden erschossen. Diejenigen, die zu Haftstrafen verurteilt wurden und bis zur Verfolgung im Jahr 1937 noch am Leben waren, starben zu diesem Zeitpunkt als Märtyrer.

1935 zog das ZK der Kommunistischen Partei eine Bilanz der antireligiösen Kampagnen der letzten Jahre. Vor einem neuen Anlauf der Verfolgungen im Jahre 1937 wurde ein Abschlussdokument verfasst. In diesem Dokument bescheinigten die Verfolger der Russischen Orthodoxen Kirche dieser eine gewaltige geistige Kraft. Diese Kraft habe es ihr erlaubt, die Hälfte aller Gemeinden zu erhalten und dies trotz des ständigen Drucks des Staates, trotz der Verhaftungen und Erschießungen, der Schließungen von Kirchen und Klöstern, trotz der Kollektivierung und Vernichtung eines bedeutenden Teils der aktiven und selbstständigen Gläubigen.

In diesem Dokument mussten die Verfolger allerdings auch einräumen: »In der letzten Zeit haben alle Organisationen, die antireligiöse Arbeit durchführen, ihre Tätigkeit stark reduziert. Der Verband der militanten Gottlosen befindet sich im Zustand fast völliger Auflösung, die Gewerkschaften führen keine antireligiöse Arbeit durch. Auch der Komsomol beschäftigt sich nicht damit. Das Volkskommissariat für Bildung hat diese Arbeit total vernachlässigt. Indessen zeigen die vorliegenden Daten, dass die Popen und Sektierer aller Schattierungen für ihre Arbeit über ein dichtes Netz von Stützpunkten verfügen. Dabei besitzen sie nicht nur Einfluss bei manchen Bevölkerungsgruppen, sondern sie versuchen sogar, ihre Positionen zu festigen, indem sie ihre Aktivität steigern.«

Diese ZK-Bilanz über die antireligiösen Kampagnen der 30er Jahre enthält interessante Einzelheiten zur kirchlichen Situation dieser Zeit: »Im Gebiet Iwanowo gab es 1935 bis zu 2000 Gebetshäuser und mehr als 2500 Kultdiener, in der Region Gorkij gab es bis zu 1500 Gebetshäuser und mehr als 1500 Kultdiener. Das Gebiet Leningrad zählte 1936 mehr als 1000 Kirchen und mehr als 2000 Kultdiener. Das Aktiv der Kirchen und Sekten betrug in den 958 amtlich registrierten Gemeinden des Gebietes Leningrad mehr als 19.000 Personen.

Im gesamten Land gibt es nicht weniger als 25.000 unterschiedliche Gebetshäuser (1914 gab es bis zu 50.000 Kirchen). Weiterhin zeugen von dem noch vorhandenen religiösen Einfluss folgende Daten: Von 642 Säuglingen, die in den ersten sechs Monaten des Jahres 1935 in der Stadt Pskow geboren wurden, wurden 54 Prozent in den Kirchen getauft; 40 Prozent der Verstorbenen wurden nach religiösem Ritus bestattet. Im Bereich des Dorfsowjets von Amosowo, Bezirk Pskow, besuchen 75 Prozent der Bauernkinder die Kirche. 50 Prozent der Kinder gehen zur Beichte und empfangen das Abendmahl.

Vor 1932 verfügte die »Union der Gottlosen« über 50.000 Basiszellen, etwa 5 Millionen Mitglieder und 2 Millionen Mitglieder in den Gruppen »der jungen militanten Gottlosen«. Von diesen mehr als 5 Millionen waren kaum 350.000 übrig geblieben.

Die mangelhafte Kontrolle und Führung seitens der lokalen Parteiorganisationen hatte erheblichen Einfluss auf die Schwächung der antireligiösen Arbeit, die zum Zerfall des Verbandes der Gottlosen führte. Eine bedeutende Rolle spielte dabei auch die vorherrschende Stimmung, der Kampf gegen den religiösen Einfluss sei bei uns bereits beendet und die antireligiöse Arbeit sei eine abgeschlossene Etappe. Soweit dieses hochinteressante, interne Dokument von 1935.

Anfang 1937 wurde in der Sowjetunion eine Volkszählung durchgeführt. Auf Vorschlag Stalins wurde dabei zum ersten Mal die Frage nach der Religion in die Befragungsformulare aufgenommen. Alle Bürger im Alter von über 16 Jahren hatten diese Frage zu beantworten. Die Regierung und insbesondere Stalin wollten wissen: Welche tatsächlichen Erfolge erzielten die Verfolger nach zwanzig Jahren der Bekämpfung des Glaubens und der Kirche, und wie bezeichnen sich Menschen, die in einem Staat leben, der als Religionssurrogat die militante Gottlosigkeit bekennt.

Die gesamte Bevölkerung der Sowjetunion zählte 1937 98,4 Millionen Menschen im Alter von über 16 Jahren. 55,3 Millionen Menschen bezeichneten sich als gläubig. Als ungläubig bezeichnete sich der kleinere, wenn auch ein bedeutender Teil der Bevölkerung des Landes, nämlich 42,4 Millionen. Lediglich 900.000 Menschen waren nicht bereit, diese Frage zu beantworten. Aber damit nicht genug: 41,6 Millionen Bürger oder 42,3 Prozent der gesamten erwachsenen Bevölkerung des Landes bzw. 75,2 Prozent aller, die sich als gläubig einstuften, bezeichneten sich als orthodox. 140.000 Menschen, d. h. 0,1 Prozent der gesamten erwachsenen Bevölkerung, bezeichneten sich als armenisch. Außerdem gab es 500.000 Katholiken, 500.000 Protestanten, 400.000 Christen anderer Glaubensbekenntnisse sowie 8,3 Millionen Muslime, 300.000 Juden und 100.000 Buddhisten und Lamaisten. Die Anzahl der Übrigen, die ihre Religion nicht genau bezeichneten, betrug 3,5 Millionen.

Aus der Volkszählung von 1937 ging deutlich hervor, dass die Bevölkerung des Landes orthodox geblieben war und ihre nationalen, geistigen Wurzeln bewahrt hatte, dass aber auch die religiösen Minderheiten durchaus stabil geblieben waren.

Die seit 1918 unternommenen Anstrengungen bei der Bekämpfung der Kirche und des Volkes — sowohl mit Hilfe der Gerichte als auch durch außergerichtliche administrative Verfolgungen – haben also nicht die erwünschten Erfolge erbracht.

Aus dem Buch: Hinhören und hinsehen. Beziehungen zwischen der Russischen Orthodoxen Kirche und der Evangelischen Kirche in Deutschland. Leipzig–Moskau, 2003. Fortsetzung folgt.



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