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Russian Orthodox Church representation to the European Institutions
Russian Orthodox Church
Representation to the European Institutions

Eglise Orthodoxe Russe
Representation pres les Institutions Europeennes
Russian Orthodox Church representation to the European Institutions
Europaica Bulletin
No 80 (December 06, 2005)

En français:
La lettre du métropolite Cyrille de Smolensk et de Kaliningrad, président du Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, à Madame Condoleezza Rice, secrétaire d’Etat des Etats-Unis
L’intronisation du patriarche Théophile de Jérusalem
P. Vsevolod Tchaplin: Les perspectives de la collaboration catholique-orthodoxe dans le service social et l’éthique
Le métropolite Kirill a rencontré le président du Conseil pontifical «Justice et paix»

In English:
Metropolitan Kirill of Smolensk and Kaliningrad: An Open Letter to the U.S. Secretary of State Condoleezza Rice
Bishop Hilarion of Vienna and Austria participates in the Second Meeting of Board of World Religious Leaders
General Secretary of the Council of Europe meets with a representative of the Moscow Patriarchate in Strasbourg

Auf Deutsch:
Silberne Rose des hl. Nikolaus für Metropolit Kirill von Smolensk und Kaliningrad 
Priester Andrej Lorgus: Freiheit als pastorale Aufgabe (II)

  
La lettre du métropolite Cyrille de Smolensk et de Kaliningrad, président du Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, à Madame Condoleezza Rice, secrétaire d’Etat des Etats-Unis

A l’occasion de la publication le 8 novembre 2005 par le Département d’Etat des Etats-Unis d’Amérique d’un rapport sur la liberté religieuse en Russie, le métropolite Cyrille de Smolensk et de Kaliningrad, président du Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, s’est adressé à Madame Condoleezza Rice au nom du Patriarcat de Moscou.

Le Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou a étudié le Rapport du Département d’Etat des Etats-Unis au sujet de la liberté religieuse en Russie pour l’année 2005. Nous apprécions le travail analytique minutieux consistant à réunir et à examiner les informations dans ce domaine qui est poursuivi en permanence par le Département que vous dirigez et regrettons qu’il n’existe pas en Russie de l’intérêt semblable pour la situation aux Etats-Unis. Cependant, nous aimerions apporter quelques remarques.

Avant tout, nous trouvons sans aucun fondement l’affirmation que la statut de l’Eglise orthodoxe russe «se rapproche de celui de l’Eglise d’Etat». Nous tenons à faire remarquer que l’Eglise orthodoxe russe est totalement séparée de l’appareil de l’Etat, que nos prêtres ne prennent aucune part dans l’activité des organes d’Etat, des partis et des mouvements politiques. Cela, ainsi que l’absence de tout financement de l’activité religieuse par le trésor public, est un témoignage éloquent de l’indépendance de l’Eglise par rapport à l’Etat.

Le fait que le patriarche Alexis II s’est vu accorder une place d’honneur au moment où le président de la Fédération de Russie s’adressait à l’Assemblée fédérale de la Fédération de Russie, n’entraîne aucune conséquence concrète dans les relations entre l’Eglise et l’Etat. Je voudrais souligner que dans les pays différents ce sont les coutumes variées qui servent de fondement aux normes protocolaires. Traditionnellement le protocole distingue les personnalités qui jouissent d’un prestige et d’une estime particulière aux yeux de la population. Cela peuvent être des héros nationaux, des artistes et des savants, des sportifs et des responsables religieux. La suppression de ces usages n’aboutira qu’à la perte de l’originalité nationale qui est un bien précieux pour tout peuple, et non pas au respect des principes de l’égalité dont l’application automatique est ici inadéquate. D’ailleurs, la même approche est adoptée lors des petits-déjeuners de prière aux Etats-Unis.

Par ailleurs, notre Eglise n’aspire pas à l’acquisition du statut de l’Eglise d’Etat. C’est, pourtant, la conclusion suggérée par le Rapport. Au contraire, notre expérience historique nous a appris qu’il est nécessaire d’établir plutôt un parténariat avec l’Etat, fondé sur une collaboration utile pour les deux côtés et dans les intérêts de la société tout entière. De telles relations supposent la promulgation des accords avec l’Etat qui créent une base légale nécessaire pour le ministère social de l’Eglise. Il est pour cette raison étonnant que le Rapport considère ces accords comme la preuve de l’étatisation de l’Eglise. La pratique des accords avec les organisations religieuses qui existe dans de nombreux pays, est la plus appropriée pour définir le statut d’égalité – ou celui qui lui est proche – entre les parties signataires. Ces accords ne sont pas secrets; leur texte peut facilement être consulté dans les établissements religieux et civils. L’absence de ce genre d’accord avec les autres organisations religieuses de Russie n’est pas une discrimination.

Malheureusement, l’Etat russe n’a pas encore établi dans toutes les sphères concernées un tel type de relations avec l’Eglise orthodoxe russe qui permettrait une meilleure réalisation de la liberté religieuse des citoyens. Il n’existe toujours pas de services d’aumônerie dans l’armée, dans les lieux de détention et dans les ambassades. De nombreux militaires, prisonniers, diplomates sont privés de la possibilité de réaliser leur liberté religieuse dans les conditions normales. L’expérience des Etats-Unis et des autres pays montre, d’ailleurs, que l’existence des aumôneries ne contredit pas le principe de la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

Bien évidemment, il existe en Russie des problèmes avec la mise en pratique de la liberté religieuse. En effet, les relations dans ce domaine doivent être refaites entièrement après des décennies de l’athéisme ouvert et des persécutions contre toutes sortes de croyants.

Ainsi, l’exposition «Attention: la religion!» est un exemple manifeste de l’incitation à la haine religieuse et de l’outrage aux sentiments des croyants. Nous nous sommes exprimés contre les organisateurs de l’exposition, parce que dès le début nous y voyions un danger à l’ordre social et aux droits des citoyens. Notre objectif n’était pas de punir ceux qui ont exposé les oeuvres remplies de haine à l’égard de toute sorte de religiosité, conformément aux habitudes de l’époque soviétique, mais d’empêcher de telles atteintes à la paix et à la tranquilité sociale dans l’avenir.

Je suis convaincu que la cause de cette situation est l’attitude négative envers la religion qui pendant de nombreuses années était imposée par le biais de l’éducation athée. Afin de faire naître le respect à l’égard des croyants, de rendre aux hommes le fondement éthique de la vie, détruit pendant les époques soviétique et post-soviétique, l’Eglise orthodoxe russe plaide depuis des années pour l’introduction d’un cours facultatif sur les fondements de la culture orthodoxe dans les écoles. Là où cette pratique existe, cela n’a pas suscité des conflits au caractère religieux et ethnique.

Cette discipline devrait avoir un caractère culturologique. Son objectif est de transmettre aux enfants l’information objective sur le rôle de l’Orthodoxie dans l’histoire de notre peuple qui était intentionnellement dissimulé dans l’école soviétique, fondée sur le monopole du matérialisme. Hélas, le programme scolaire n’a guère changé depuis. Nous considérons que l’enseignement des disciplines scolaires du point de vue du matérialisme est une violation au droit des parents de donner à leurs enfants une formation conforme à leurs idées. De plus, il est évident que ceux des enfants qui à l’école auront acquis la connaissance de la culture orthodoxe, conformément au désir de la majorité des enfants, auront ainsi trouvé le moyen de vivre sans conflit dans le monde contemporain multiculturel. Pour cette raison nous avons du mal à comprendre pourquoi le problème avec l’introduction dans l’enseignement des fondements de la culture orthodoxe au plan fédéral, est considéré dans le Rapport de 2004 comme une avancée dans le domaine de la liberté religieuse et est évalué de la même façon dans le Rapport de cette année.

Le Rapport accorde une grande attention aux relations entre l’Eglise orthodoxe russe et l’Eglise catholique romaine. Je suis convaincu que les difficultés qui, malheureusement, surgissent dans nos rapports sont la preuve de la liberté véritable dont jouissent les représentants des diverses structures religieuses en Russie: chacun est libre d’agir, comme il veut, mais les actes des uns peuvent susciter la désapprobation des autres. La situation actuelle dans notre pays permet de résoudre les problèmes interconfessionaux sans aucune intervention extérieure, mais dans un dialogue constructif.

Nous sommes étonnés également que le Rapport parle de l’absence de « tout mouvement pour la promotion du dialogue interreligieux ». Le Conseil interreligieux de Russie, créé avec notre participation, est une forme efficace de la collaboration entre les religions traditionnelles de la Russie: l’orthodoxie, l’islam, le judaïsme et le bouddhisme. Les responsables de ces religions collaborent dans le domaine de la résolution des problèmes importants pour notre société. Le Conseil interreligieux a manifesté une véritable solidarité face à la menace terroriste, en condamnant le recours aux idées religieuses à des fins belliqueuses. L’exemple des bonnes relations entre les responsables religieux est un facteur supplémentaire de la stabilité, de la tolérance et du respect mutuel dans la société.

La véracité et la qualité de tout travail analytique dépend du choix des sources d’information. Je suis contraint de constater que les auteurs du Rapport se sont adressés aux organisations qui ne disposent pas d’une connaissance suffisante de la situation religieuse en Russie ou qui représentent les intérêts étroits de quelques groupes et non de la société civile en général. Une telle approche est inefficace. Je ferai remarquer que l’Eglise orthodoxe russe qui jouit d’une estime considérable auprès de la société russe, est par son statut une organisation non gouvernementale et de ce fait peut faire connaître à l’opinion internationale son avis sur la situation religieuse en Russie. Cependant, nous n’avons malheureusement reçu aucune demande d’information de la part des rédacteurs du Rapport.

Je suis convaincu que la connaissance du travail accompli par notre Eglise et l’implication de ressources d’informations plus vastes pourraient rendre les Rapports, rédigés par le Département d’Etat des Etats-Unis, plus exactes et plus riches en renseignements.

Traduit du russe par le hiéromoine Alexandre (Siniakov)


L’intronisation du patriarche Théophile de Jérusalem

Le nouveau patriarche de Jérusalem et de toute la Palestine, Théophile III, a été intronisé le 22 novembre 2005 dans la basilique de la Résurrection du Christ à Jérusalem, en présence de nombreuses délégations des Eglises orthodoxes autocéphales et des autres Eglises chrétiennes. Le Patriarcat de Moscou y a été représenté par le métropolite Cyrille de Smolensk et de Kaliningrad, président du Département des relations extérieures. Le président de la République grecque, K. Papoulias, des représentants du royaume de Jordanie, des Territoires autonomes palestiniens, de Qatar et de Chypre ont également pris part à la cérémonie.

La célébration a commencé par une entrée solennelle du nouveau patriarche dans la basilique de la Résurrection, où deux membres les plus anciens du Synode du Patriarcat l’ont fait asseoir sur le siège patriarcal. Le métropolite Cornilios de Petra a remis au nouveau primat la crosse patriarcale. La cérémonie s’est achevée par le discours du patriarche Théophile, dans lequel il a rendu grâce à la Sainte Trinité «d’avoir sorti l’Eglise apostolique de Jérusalem d’une grande crise qui avait ébranlé tout le corps de l’Eglise orthodoxe». Le patriarche a demandé aux membres de la Fraternité du Saint-Sépulcre et à toutes les délégations orthodoxes de prier afin que son ministère se déroule dans la fidélité à l’Evangile et dans la paix.

En saluant le métropolite Cyrille de Smolensk et de Kaliningrad, le patriarche Théophile a demandé de transmettre ses salutations fraternelles au patriarche Alexis de Moscou et de toute la Russie et l’a assuré de ses prières pour l’Eglise russe auprès du Sépulcre du Sauveur. Il a exprimé également l’espoir de rendre une visite au Patriarcat de Moscou.


P. Vsevolod Tchaplin: Les perspectives de la collaboration catholique-orthodoxe dans le service social et l’éthique

Moscou, le 29 novembre 2005. Le père Vsevolod Tchaplin, vice-président du Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, a exprimé son espoir de voir se mettre en place la collaboration entre l’Eglise orthodoxe russe et l’Eglise catholique dans le domaine de la formation de la pensée sociale chrétienne et de son application à la vie pratique. «La pensée sociale est sans doute celle où le degré de proximité des deux Eglises est le plus élevé», a-t-il affirmé dans une interview à Interfax. Pour cette raison l’Eglise catholique et l’Eglise orthodoxe russe doivent parler d’une seule voix dans les questions comme la paix, l’éthique sociale, les rapports entre les sexes, la justice.

Il a rappelé que le développement et la mise en pratique de la doctrine sociale de l’Eglise catholique sont confiés au Conseil pontifical «Justice et paix», dont le président, le cardinal Renato Martino, est actuellement en visite en Russie. «Dans ce domaine nos Eglises ont beaucoup de choses en commun, a souligné le père Vsevolod. Ce n’est pas par hasard qu’on souligne généralement la parenté entre les ‘Principes de la conception sociale de l’Eglise orthodoxe russe’ et la doctrine sociale de l’Eglise catholique».


Le métropolite Kirill a rencontré le président du Conseil pontifical «Justice et paix»

Le 29 novembre 2005 le métropolite Cyrille de Smolensk et de Kaliningrad, président du Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, a reçu le cardinal Renato Martino, président du Conseil pontifical «Justice et paix» qui est venu à Moscou pour la présentation de la traduction russe du Compendium de la doctrine sociale de l’Eglise catholique romaine.

Les deux prélats ont abordé les devoirs et les défis que la société contemporaine pose devant le monde chrétien et ont souligné le caractère identique de la position des deux Eglises dans de nombreuses questions de la vie de la société, des relations internationales, de l’éthique. Ils ont délibéré des moyens d’une collaboration pratique de l’Eglise orthodoxe russe et de l’Eglise catholique romaine concernant la défense et la proclamation du message chrétien.


Metropolitan Kirill of Smolensk and Kaliningrad: An Open Letter to the U.S. Secretary of State Condoleezza Rice

The Department for External Church Relations of the Moscow Patriarchate has studied the U.S. Department of State International Religious Freedom Report for 2005. We recognize the detailed analytical work in the collection and assimilation of information that is carried out by the Secretariat you head in this sphere. We deplore the lack of similar interest in Russia to the situation in the USA. At the same time, we would like to make a number of important comments.

First of all, there are absolutely no grounds to the assertion that the Russian Orthodox Church 'has enjoyed a status that approaches official'. It ought to be noted that the Russian Orthodox Church is completely separate from the state apparatus and our clergy do not participate in the work of the state organs or political parties and movements. This, along with the absence of state funding of religious activity, is eloquent testimony to the Church's independence from the state.

The fact that His Holiness Patriarch Alexy II has a seat of honour when the President of the Russian Federation addresses the Federal Assembly of the Russian Federation does not entail any concrete consequences for a church-state relationship. I would like to note that various customs are the background of protocol order in different countries. It is a long-standing tradition to give prominence to people who enjoy considerable authority and respect of their fellow citizens. They could be state heroes, persons involved in the arts and science, sportsmen, or religious leaders. The revocation of these established customs in the sphere of protocol would lead to the loss of identity, which is a cherished heritage of all nations, rather than to the observance of the principles of equality. Automatic use of these principles is inappropriate. This kind of approaches is also being used in the organization of prayer breakfasts in the USA.

Moreover, our Church is in no way striving to receive the status of a state Church, in spite of what the Report says. On the other hand, our study of past experience has convinced us of the necessity of constructing a partnership with the state, based on mutual beneficial cooperation in the interests of society as a whole. Such a partnership would presuppose the conclusion of agreements which would create the proper legal foundation for the Church's social ministry. It is therefore odd that the Report views the conclusion of agreements with the state as evidence of the Church's becoming a state Church. The practice of agreements with religious organizations, common throughout the world, is the best means possible of defining the status of equality in law, or that resembling it, of the sides coming to agreement. These agreements are not secret - the texts of them can be obtained easily in the relevant ecclesiastical and state institutions. The absence of such agreements with certain other religious organizations active in Russia is not evidence of discrimination.

Unfortunately, the state has far from progressed in many spheres in establishing with the Russian Orthodox Church a relationship that would best make real the religious freedoms of citizens. Thus, to the present day there is no regular chaplains' ministry in the army and prisons or the institution of embassy priests. Many in the military, prisoners and diplomats are deprived of the opportunity of realizing their religious freedom under normal conditions. At the same time, the institution of chaplains, as the experience of the U.S. and other countries has shown, does not contradict the principle of the separation of the Church from the state.

Of course, there are problems in Russia with making religious freedom a reality. Indeed, relations in this sphere have to be constructed anew after decades of state atheism and open aggression against all believers.

For example, the situation concerning the 'Careful! Religion!' exhibition became a clear case of the inflaming of religious strife and the denigration of believers' feelings. We opposed the actions of the exhibition's organizers precisely because from the very outset we saw in it a threat to public order and citizens' rights. Our aim was not to see punished those who put on public display these works filled with hatred towards all forms of religion in the worst traditions of the Soviet period, but to prevent such infractions of civil peace and tranquility in the future.

I am convinced that the primary reason for this situation is the negative attitude towards religion that for years was imposed by totalitarian rule through the atheistic educational system. In order to encourage respect for religious views, to return to people the moral foundation of life, destroyed throughout the Soviet and post-Soviet period, the Russian Orthodox Church has for many years now spoken out for the introduction of the foundations of Orthodox culture course in school on the basis of the free choice of students and their parents. Where this practice exists, it has not led to interethnic or interreligious conflict.

This subject is by its nature focused on the study of culture. Its introduction has the aim of imparting to children true information on the role of Orthodox Christianity in the history of our nation, which was deliberately passed over in silence in Soviet schools, built on the foundation of the diktat of materialism. Unfortunately, the school curriculum has not changed much since then. We believe that the imposed teaching of school subjects from a position of materialism is an infraction of parents' right to have their children educated in accordance with their beliefs. Moreover, it is evident that children who receive knowledge of Orthodox culture in school in accordance with the wishes of the majority of parents will be able to live peaceably in contemporary multicultural society. We therefore find it hard to understand why the problems that have arisen with the support for the foundations of Orthodox culture course at the federal level are labeled in the U.S. State Department Report for 2004 an achievement in the realm of religious freedom, and in the present Report are evaluated as such.

The Report devotes much attention to relations between the Russian Orthodox Church and the Roman Catholic Church. I am convinced that the difficulties, which, alas, sometimes arise in our relations, are a clear testimony to the genuine freedom enjoyed by representatives of religious associations in Russia: each is free to act according to how they see fit, yet the actions of some can sometimes provoke disagreement in others. The contemporary state of affairs in our country affords us the opportunity of solving inter-confessional problems without any interference from an outside party within the process of constructive dialogue.

We were also surprised to read in the Report of the absence of a 'movement to promote interfaith dialogue'. The Interreligious Council of Russia, set up with our active participation, is an effective form of cooperation between the traditional religions of Russia: Orthodox Christianity, Islam, Judaism and Buddhism. The leaders of the aforementioned religions cooperate in the resolution of problems important to our society. The Interreligious Council demonstrated true unity in relation to the terrorist threat by denouncing the use by terrorists of religious ideas for purposes of hate, which runs contrary to all religions. The example of good relations between religious leaders is an additional factor of stability, tolerance and mutual respect in society.

The reliability and value of any analytical work is dependent upon the choice of sources of information that are used in its compilation. I am bound to state that the Report's authors turned towards organizations which do not possess sufficient knowledge of the religious situation in Russia or which represent the interests of marginal groups and not of civil society as a whole, which is in its formation. Such an approach appears to be counterproductive. Let me note that the Russian Orthodox Church, which enjoys significant authority in Russian society, is by its status a non-governmental organization and it is from this position that it can impart its view of the situation with religious freedom in Russia to the world community. However, we unfortunately never received any inquiries from the Reports' compilers.

I am convinced that an acquaintance with the work that our Church carries out and the use of wider informational and public resources would add a greater sense of being informed and accuracy to U.S. Department of State International Religious Freedom Reports.

Posted by DECR MP (http://www.mospat.ru)


Bishop Hilarion of Vienna and Austria participates in the Second Meeting of Board of World Religious Leaders

On 28-30 November Bishop Hilarion of Vienna and Austria, Representative of the Russian Orthodox Church to the European Institutions, took part in the Second meeting of Board of World Religious Leaders, which took place in Taipei, Taiwan.

Bishop Hilarion of Vienna and Austria participates in the Second Meeting of Board of World Religious Leaders On his way to Taiwan, Bishop Hilarion made a stopover in Tokyo, where he visited the Holy Resurrection Orthodox Cathedral and met with the primate of the Orthodox Church in Japan, Metropolitan Daniel of Tokyo and All Japan, as well as with a number of Orthodox clergy. During the meeting, Metropolitan Daniel presented Bishop Hilarion with a copy of his book ‘The Mystery of Faith. Introduction to Orthodox Dogmatic Theology’, translated into Japanese and published by the Holy Resurrection Cathedral.

The Second meeting of the Board of World Religious Leaders was organized by the Elijah School for the Study of Wisdom in World Religions and hosted by Ling Jiou Buddhist monastery. The theme of the meeting was ‘The Crisis of the Holy’.

On 28-30 November, deliberations and discussions on the main theme took place in plenary and in groups. During these discussions Bishop Hilarion of Vienna and Austria presented the Orthodox view of holiness and leadership in the Church. On 30 November, special sections were dedicated to the theme of youth suicide, which was considered as a major challenge to all religions, demanding serious response.

On 1 December the participants at the meeting visited the Museum of World Religions in Taipei, where a public forum took place, dedicated to the main theme of the meeting. The participants were greeted by a number of local politicians and public figures.

The Board of World Religious Leaders includes representatives of Christianity, Islam, Judaism, Buddhism and Hinduism. Christianity is represented by the Patriarch of Constantinople Bartholomew I, the Armenian Patriarch of Istanbul Mesrob II, Cardinal Theodore McCarrick, Presiding Bishop Frank Griswold (Episcopalian Church, USA), Archbishop Boutrous Moualem (Greek Catholic Church, Israel), Archbishop K.G. Hammar (Church of Sweden), Bishop Hilarion of Vienna and Austria (Russian Orthodox Church), as well as several other religious leaders. During the Taiwan meeting the Patriarchate of Constantinople was represented by Metropolitan Nikitas of Hong Kong and South-East Asia.


General Secretary of the Council of Europe meets with a representative of the Moscow Patriarchate in Strasbourg

Terry Davis, Secretary General of the Council of Europe, met with Hegumen Philaret (Bulekov) on November 21, 2005.

Further cooperation between the Representation of the Moscow Patriarchate in Strasbourg and the Council of Europe was discussed. Hegumen Philaret conveyed T. Davis a personal address of His Holiness Patriarch Alexy II of Moscow and All Russia where the primate says that he is ready ‘to participate in discussions on inter-ethnic and inter-religious relations, and legislative regulations concerning religious communities’. ‘The Russian Orthodox Church strives to contribute to strengthening spiritual basis of cooperation between the peoples of Europe through her believers who reside in various European countries and also through the direct dialogue between the hierarchs of the Moscow Patriarchate and European intergovernmental institutions’, the address reads.

To make the interaction continual and systematic, the Holy Synod of the Russian Orthodox Church established a special Representation in Strasbourg empowered to present the position of the Moscow Patriarchate in the Council of Europe.

While speaking about participation of European religious communities in discussion on the processes ongoing in Europe, Terry Davis and Hegumen Philaret said that it was necessary to work out a special procedure to make such interaction direct and fruitful. As examples of religious organizations participating in the work of the Council of Europe, the parties considered the last documents of the Parliamentary Assembly (PACE) concerning the place of women in religious communities and problems of religious education.

Among the participants were: A. Orlov, RF representative to the Council of Europe and Mr. Jean Louis Laurent, Director General of the Political Department of the Council of Europe.

Posted by DECR MP (http://www.mospat.ru)


Silberne Rose des hl. Nikolaus für Metropolit Kirill von Smolensk und Kaliningrad 

Zum Gedenktag des hl. Nikolaus, Bischof von Myra,  am 6. Dezember, gibt das Institut für Ökumenische Studien der Universität Fribourg/Schweiz die Stiftung der „Silbernen Rose des hl. Nikolaus von Fribourg" bekannt. Das Stiftergremium besteht aus drei Mitgliedern des Instituts: Msgr. Dr. Nikolaus Wyrwoll, Direktor im Ostkirchlichen Institut Regensburg, Prof. Dr. Guido Vergauwen o.p., Direktor des Instituts für Ökumenische Studien der Universität Fribourg und Vizerektor der Universität, Prof. Dr. Barbara Hallensleben, zur Zeit Dekanin der Theologischen Fakultät Fribourg und Mitglied der Internationalen Theologischen Kommission  und der Katholisch-Orthodoxen Gesprächskommission.

Die Stiftung ist inspiriert durch die „Goldene Rose", die der Bischof von Rom seit dem 11. Jahrhundert am dritten Sonntag vor Ostern (Laetare; „Rosensonntag") weiht und Personen oder Orten verleiht, die sich um die katholische Kirche verdient gemacht haben. Die Silberne Rose wird verliehen „an Personen, die in ihrem Leben, wie der heilige Nikolaus, die Menschenfreundlichkeit Gottes sichtbar werden lassen". Die Preisträger sollen, "verwurzelt im Leben ihrer kirchlichen Gemeinschaft, die Sendung der Kirche in die ganze Welt in der Kraft des heiligen Geistes bezeugen und so zur Versöhnung und vertieften Gemeinschaft der Kirche, der Menschheit, der ganzen Schöpfung beitragen". Die Silberne Rose ist eine akademische und zugleich eine kirchliche Ehrung; sie möchte zum Ausdruck bringen, daß die theologische Reflexion in Verbindung mit dem persönlichen Lebenszeugnis für die Gemeinschaft der Kirche fruchtbar wird.

Die Rose ist gearbeitet in der Goldschmiede der Benediktiner von Münsterschwarzach. Sie besteht aus Silber und symbolisiert in der Einheit dreier Knospen aus einem Stamm die Heiligste Dreifaltigkeit: inmitten der drei Blüten steht ein Rubin für die Liebe des Vaters, ein Saphir für die treue Hingabe des Sohnes, ein Smaragd für die lebenstiftende Kraft des Heiligen Geistes. Die Blüten sind gefüllt mit Balsamdüften als Zeichen für den „Duft der Erkenntnis Christi an allen Orten" (2 Kor 2,14). Vor der Verleihung wird die Rose in einer Pilgerreise am Grab des hl. Nikolaus in Bari niedergelegt und vom Bischof von Rom gesegnet.

Der erste Empfänger der  Silbernen Rose des hl. Nikolaus ist Metropolit Kyrill von Smolensk und Kaliningrad, der Verantwortliche für die Ökumenischen Beziehungen der Russischen Orthodoxen Kirche. Geboren 1946 in Leningrad, wurde er Mönch, empfing die Priesterweihe und war Sekretär bei Metropolit Nikodim, der sein Leben dem einen, gemeinsamen Zeugnis der Kirche Jesu Christi widmete und 1978 in den Armen von Johannes Paul I. in Rom starb. Metropolit Kirill, seit 1978 Bischof, seit 1991 Metropolit von Smolensk und Kaliningrad, führt dieses Zeugnis weiter. Er trägt wesentlich mit an der verantwortungsvollen Aufgabe, die Russische Orthodoxe Kirche mit ihrer Armut infolge der Unterdrückung und Zerstörung durch das Sowjetregime, aber auch mit dem Reichtum ihrer liturgischen, ikonographischen und theologischen Überlieferung sowie der Treue ihrer unzähligen Märtyrer zum Zeugnis unter den neuen gesellschaftlichen und politischen Bedingungen zu stärken.

Als Mitglied der Biblischen und der Theologischen Kommission des Moskauer Patriarchats wirkte Metropolit Kirill an den Vorbereitungen des Moskauer Konzils im Jahr 2000 mit, das die Märtyrer der Sowjetzeit kanonisierte, aber auch programmatische, ja prophetische Dokumente für das Leben der Kirche verabschiedete. Besondere Verdienste kommen Metropolit Kirill bei der Vorbereitung des umfangreichen Dokumentes über die „Grundlagen der Sozialkonzeption der Russischen Orthodoxen Kirche" zu. Als Herausgeber der Zeitschrift „Kirche und Zeit", die 1991 kurz nach der politischen Wende gegründet wurde und ausdrücklich soziale und gesellschaftliche Themen in die theologischen Reflexionen einbezieht, bereitete er mit Weitblick und theologischer wie geistlicher Kreativität die wegweisenden Stellungnahmen seiner Kirche vor. Seine Publikationsliste umfaßt über 600 Titel.

Metropolit Kirill ist ein Mensch der Begegnung, des Dialogs, der Freundschaft. Unermüdlich verkündet er das Wort Gottes und ist ein aufmerksamer und inspirierender Gesprächspartner. Nicht selten ist dabei zu erleben, daß der orthodoxe Metropolit die Katholiken des Westens an ihr eigenes Bekenntnis erinnert, sieht er doch in den Dokumenten des II. Vatikanischen Konzils eine Grundlage für eine Wiederentdeckung der katholischen und orthodoxen Ortskirchen als Schwesterkirchen. In der Frage des kanonischen Territoriums legt Metropolit Kyrill immer neu dar, dass nach der gemeinsamen christlichen Tradition in Ost und West nur ein Bischof als Zeuge der einen Kirche Jesu Christi an jedem Ort sein soll. Die gegenseitige Anerkennung als Schwesterkirchen hat also zur Folge, daß dort, wo ein Bischof in der apostolischen Tradition wirkt, Parallelhierarchien überflüssig werden.

Metropolit Kirill wird die Silberne Rose des hl. Nikolaus am 20. März 2006 in Fribourg entgegennehmen. Sein Besuch ist verbunden mit einem Gebet in der Kathedrale einschließlich der Verehrung der Reliquien des hl. Nikolaus. Während des akademischen Festaktes wird Metropolit Kirill über die Bedeutung der Sozialkonzeption der Russischen Orthodoxen Kirche im ökumenischen Dialog sprechen.


Freiheit als pastorale Aufgabe (II)

Priester Andrej Lorgus, Fakultät für Psychologie, Russländische Orthodoxe Universitätzum hl. Johannes dem Theologen. Moskau

Der Kampf mit den Leidenschaften

Freiheit durch Beschränkungen ist der Weg, auf dem ein neuer Christ geht. Wie soll man ihm helfen zu sehen, dass er zur Freiheit unterwegs ist? Soll man ihn mit der Androhung von Strafen erschrecken, damit er sich vor Sünden und Leidenschaften fürchtet? Oder in seinem Herzen die Süße der Gemeinschaft mit Gott säen? Das zweite ist schwieriger, aber höher. Die echte Pastoral scheint uns darin zu liegen, sowohl die Freiheit von Sünden und Leidenschaften lieb zu gewinnen als auch den Weg zur Freiheit vom Tod anzutreten, als auch durch Gestrüpp und Dornen (Dornen und Disteln – Gen 3,18) zum Licht der Gemeinschaft mit Gott zu gelangen. Aber wie soll man das machen?

In diesem Sinn wird der Kampf mit den Leidenschaften als Befreiung von den Leidenschaften, als Befreiung von der Sünde verstanden. Befreiung ist nicht nur ein rechtes Leben, ein Leben ohne Sünde, wenn Sünden nicht mehr auf Grund der Kraft des Willens begangen werden. Die echte Befreiung von Leidenschaft ist etwas Größeres. Es ist auch eine Befreiung von Gedanken der Leidenschaft und von der inneren, seelischen und psychologischen Abhängigkeit von der einen oder anderen sündhaften Gewohnheit. Einen solchen Zustand nannten die Kirchenväter, die Lehrer der Askese „Apathie“ (Leidenschaftslosigkeit), Reinheit des Geistes und des Herzens; Reinheit nicht im Sinn von Rechtschaffenheit, sondern im Sinn von Freiheit von Begierden, von Freiheit selbst von Neigungen. Hier muss man anmerken, dass zum Begriff „Leidenschaftslosigkeit“ auch die Befreiung von natürlichen, nicht sündhaften Neigungen gehört, das, was man mit der heutigen Sprache „natürliche Bedürfnisse“ nennen kann.

Kann ein Mensch tatsächlich von Durst und Hunger frei sein? Natürlich nicht. Ist er vom Bedürfnis nach Wärme, Luft und Kommunikation frei? Natürlich nicht. All das sind nicht nur natürliche Bedürfnisse, sondern notwendige Lebensbedingungen. Für die christlichen Asketen war es eben wünschenswert, sich auch von solchen nicht sündhaften Bedürfnissen zu befreien; umso mehr von sündhaften. Der Sieg über die Leidenschaften bedeutet volle Befreiung von ihrer Macht über den Menschen. Aber welche ist die Macht der Leidenschaften?

Die an unserer Universität durchgeführten Forschungen erlauben es, von den Leidenschaften als von psychologischen komplexen Gegebenheiten zu sprechen mit ihrer Motivation, ihrem Willen und ihren kognitiven und emotionalen Strukturen. Die Existenz von solchen komplexen Gegebenheiten ist seit ältesten Zeiten bekannt. Der ehrwürdige Makarios von Ägypten nannte sie die „andere Seele in der Seele des Menschen“. Der große Asket verstand und wusste aus Erfahrung, dass Leidenschaften ein solcher psychischer Zustand sind, in dem der Mensch unwillkürlichen (nicht eigenen) Motiven, Gefühlen und Handlungen unterliegt und unbewusst und unfrei handelt. Eine Leidenschaft tut dem Menschen psychische Gewalt an. Aber außerhalb der Askese kann man das nicht verstehen und sogar nicht bemerken. Wenn ein Vogel im Käfig nicht wegzufliegen versucht, weiß er dann, dass er unfrei ist? Man muss sich der Grenze seiner Freiheit nähern, um zu erkennen, dass man unfrei ist.

So ist es auch in der Askese. Erst wenn man den Kampf mit den Leidenschaften und Sünden aufgenommen hat, kann man verstehen, wie sehr man durch sie versklavt ist. Eben deshalb eröffnet der Kampf mit den Leidenschaften dem Menschen den Weg zur geistlichen Freiheit. Eben deshalb haben die alten Asketen die Freiheit von Leidenschaften ins Zentrum der Freiheit überhaupt gestellt: „Der Sieg über sie [d.h. die Leidenschaften] ist die einzige Freiheit“; „Die Freiheit wird nicht anders erlangt .... als im unermüdlichen .... Kampf gegen unsere Leidenschaften.“ (Clemens von Alexandrien Str.2.23 und 20 /GCS 2 1906/)

Der Kampf mit den Leidenschaften ist natürlich nicht die einzige geistliche Perspektive der Freiheit.

Im Zentrum der orthodoxen Pastoral und orthodoxen Psychotherapie steht die Freiheit von der Todesangst. Diese Angst macht den Menschen zum Sklaven der Angst. Die Angst vor dem Tod ist einer der stärksten Faktoren in der Entwicklung von Depressionen, Neurosen und Psychosen, des Autismus und der Schizophrenie und der manisch depressiven Psychosen. Alkoholismus, Drogensucht und Selbstmord sind die deutlichsten, aber auch tückischsten und schlimmsten Folgen der Todesangst.

Dagegen ist der Sieg über die Todesangst einer der stärksten Faktoren der Therapie. Man könnte folgendermaßen sagen: Wer dem Menschen helfen kann, die Todesangst zu überwinden, der kann auch Macht über die Seele des Menschen gewinnen. Und wenn das der Sieger über den Tod – der Herr Jesus Christus – ist, dann findet der Mensch die wahre Freiheit vom Tod. Von dieser Freiheit waren die Märtyrer zur Zeit der Christenverfolgungen entflammt. Diese Freiheit verkündete der große russische Heilige, der ehrwürdige Serafim von Sarov, der jeden Menschen – groß oder unbedeutend, jung oder alt – mit den Worten begrüßte: „Christus ist auferstanden! Meine Freude!“ Eben dieses Licht der österlichen Freude ist auch der lebensbejahende pastorale Aufruf zur Freiheit, zur Freiheit von der Angst vor dem Tod; nicht vor dem Tod einfach als biologischem Lebensende, sondern von der Angst vor dem Tod, der der geistliche Tod ist, der Tod vor dem Tod.

Fortsetzung folgt.



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